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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:00

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Personnages

 

ELLE : une femme normale, avec des inclinations métaphysiques ;
LUI : presque la même chose.

Décor : la terrasse d’un grand café.


ELLE, LUI


ELLE
Il fait beau en septembre à Venise…

LUI
C’est ce que je me suis laissé dire, mademoiselle, et c’est ce qui me fait d’autant plus regretter que nous ne soyons qu’au début d’août…

ELLE
C’est dommage que septembre soit si loin, c’est bien dommage…

LUI
Absolument. Absolument !
Vous êtes-vous jamais posé la question de l’existence de Dieu ?

ELLE
Mais si, monsieur, naturellement ! Comment ne pas se poser la question ? Aurais-je pu ne pas me poser une question aussi capitale ? Une vie intérieure riche est le trousseau de toute femme qui atteint la trentaine.

LUI
Absolument, absolument !

ELLE
Je vous étonne, monsieur, en disant cela, n’est-ce pas ?

LUI
Au contraire, mademoiselle, ce propos me réjouit. Si peu de femmes s’intéressent à l’existence de Dieu… Aspirez-vous à un monde meilleur ?

ELLE
Depuis que je me connais, monsieur.

LUI
C’est très bien, c’est très bien ! L’injustice sous toutes ses formes vous révolte-t-elle ?

ELLE
Beaucoup, monsieur.

LUI
Et probablement que, chère mademoiselle, vous désireriez que les relations entre les gens soient plus belles, plus franches ?

ELLE
Beaucoup plus franches qu’elles ne le sont à présent.

LUI
Signora, lei ricerca la verità ?

ELLE
Si, signore, ricerco la verità.**
Excusez-moi, voyez-vous un inconvénient à ce que je m’absente, un instant, pour aller au petit coin ?

LUI
Non, je vous en prie ! Il faut prendre ces choses comme elles sont, avec simplicité, comme une petite contrainte physiologique, sans plus.

ELLE (s’en va.)

LUI (médite en attendant la jeune femme, tout en vidant son verre.)
Pourtant, je me demande, la contradiction entre la matière et l’esprit ne serait-elle pas un faux problème ?

ELLE
Qu’avez-vous fait durant mon absence ?

LUI (montrant son verre.)
Ce que font les hommes en pareille circonstance, j’ai médité. Vous disiez que vous aviez aussi des doutes, chère mademoiselle ?

ELLE
Bien sûr, monsieur. Comment n’aurais-je pas de doutes ? Comment n’en aurais-je pas ? je doute même de ma présence à Venise ! Je doute de mon passeport, de ma bonne disposition, de l’harmonie de l’univers, quelquefois. Même votre présence me semble un rêve, me semble une illusion.
Lorsque j’étais petite, j’aimais énormément le lait ; maintenant, je me demande s’il y a encore quelque chose qui me ferait plaisir.

LUI
Vous verrez, chère mademoiselle, comme cette conversation nous fera plaisir dans dix ans…

ELLE
Je viens d’une famille de gens modestes. On ne le dirait pas ; pourtant, je me suis efforcée d’être un peu à part, je suis même arrivée à avoir des crises de désespoir.

LUI
Excellent, excellent ! Vous n’avez pas ce petit côté content de soi qui gâche tout, vous êtes désespérée. Excellent, excellent !

ELLE
Vous savez, il faut que nous, les femmes, ne soyons pas seulement très féminines, il faut aussi qu’il émane de nous une forme de désespoir existentiel. Cela dit, c’est très difficile de s’interroger sur l’existence de Dieu, surtout si cette question ne vous interpelle pour ainsi dire pas, très difficile ! Moi, j’ai une nature optimiste, cela ne m’a pas été facile. Je me suis posé la question pour de bon, cependant, de savoir si Dieu existait ou n’existait pas, et je continue à le faire. Il a bien fallu, d’ailleurs, que je finisse par m’interroger ; car, sinon, vous savez comment sont les hommes : suffisants et prétentieux…! Et les autres femmes, elles savent s’y prendre, elles, pour s’interroger…!

LUI
Absolument, absolument !

ELLE
Votre sempiternel « absolument ! » a un peu tendance à me taper sur les nerfs. Puis-je vous demander, cher monsieur, d’être un peu moins fabriqué, plus naturel ?

LUI
Être plus naturel ? que ne me l’avez-vous demandé tout de suite ? Il n’y a rien de plus facile, mademoiselle. Si vous voulez, je suis capable de vous regarder droit dans les yeux sans aucune arrière-pensée.

ELLE
Je n’en demande pas tant ! En dépit des épreuves que j’ai pu subir dans ma vie, ma pudeur a gardé intacte sa faculté de se troubler… Je ne crois pas que cette fraîcheur soit un mal.

LUI
Non, pas du tout ! Il faut préserver sa pudeur, cela ne peut faire que du bien. Et, dans cet ordre d’idées, votre souhait que je sois plus naturel est le bienvenu. En faisant, si vous me permettez l’expression, ma petite introspection, je fais volontiers mienne votre réflexion. Pourquoi, diantre, ne suis-je pas plus naturel ? J’ai tellement de réserves de naturel, pourquoi ne pas les utiliser ? Bien sûr que si ! Dorénavant, mademoiselle, je serai plus naturel !

ELLE (lui demande la permission.)
Pourrais-je alors être plus naturelle à mon tour ? Puis-je vous dire que mes chaussures me serrent trop ?

LUI
Je vous en prie, mademoiselle, soyez naturelle, soyez spontanée, soyez vous-même !

ELLE
Nous sentons tous le besoin d’être plus naturels, plus décontractés, de nous mettre à l’aise. Avez-vous observé ce phénomène ? Nous ne voulons plus résister au besoin de bailler, de nous étirer…
Savez-vous, depuis tout ce temps, ce que j’ai sur le cœur ?

LUI
Je suis tout ouïe !

ELLE
Je vais vous le dire : eh bien, je regrette d’être à Venise…

LUI
C’est très intéressant ! Pourquoi, mademoiselle, regrettez-vous d’être à Venise ?

ELLE
C’est simple, douloureusement simple… parce qu’une fois arrivée à Venise, je n’ai plus l’espoir de me rendre à Venise.

LUI
On ne peut avoir Venise et le désir de Venise ; c’est comme cela, mademoiselle, depuis que le monde est monde. Perdre le rêve au profit de la réalité du présent : piètre affaire…!
Et quelle moiteur, mademoiselle, étouffe cette réalité présente ! Et que de mouches ! Même la lire s’est dévaluée, c’est vous dire…
Alors que dans nos souvenirs, nous n’entendrons pas une mouche voler !

ELLE
Mais est-ce que nous nous rappellerons ces jours avec attendrissement, au moins ?

LUI
Oh ! J’en suis sûr, mademoiselle ! Dans nos souvenirs, tout sera idyllique. Ne serait-ce que dans dix ans, vous verrez combien cette brave terrasse de café, où pullulent les mouches, nous paraîtra poétique !

ELLE
C’est vrai que nous sommes entourés de mouches.

LUI
Ne vous en faites pas, mademoiselle, les mouches n’existent que dans la réalité. (Un temps.) Dans nos souvenirs, ne survivra que le bleu de l’Adriatique… Ah ! comme cette phrase sonnerait mieux en allemand !

ELLE
Ne devrions-nous pas faire une promenade en gondole ?
Vous savez, en français, cette suggestion sonne divinement…

LUI
L’important n’est pas de se promener en gondole, l’important est de se souvenir que l’on s’est promené en gondole. Je me rappelle les choses que je n’ai jamais faites, avec plaisir, avec un vrai plaisir. Une chose que je n’ai jamais faite s’imprime dans ma mémoire et je ne puis l’oublier. Tout ce que je n’ai pas vécu, je m’en souviendrai jusqu’à la fin de mes jours.

ELLE (désespérée.)
Pourtant, même si je suis à Venise, je me rends compte que je ne peux renoncer à l’espoir de voir Venise. Je n’ai pas besoin de Venise - Que faire d’être à Venise ? De l’eau, toujours de l’eau ! - moi, j’ai besoin de l’espoir de voir un jour Venise.
Oh ! comme une promenade en gondole doit être belle !

LUI
Si vous y tenez…

ELLE
Je n’y pense même pas. Je ne tiens pas à me promener en gondole. J’ai ouï dire que c’était assez inconfortable. Je ne veux pas me promener en gondole. Je fantasme comme une folle à l’idée d’une telle croisière ; mais, si je me promenais en gondole pour de vrai, à la fin, je ne pourrais plus en rêver !

LUI
Absolument ! Ce serait ridicule que vous vous promeniez en gondole comme une folle, pour qu’au bout du compte vous ne puissiez plus en rêver.

ELLE
Vous avez mis le doigt sur la plaie ; j’aime rêver, espérer, attendre. Je souhaite être à Venise, où je me trouve à présent, pour attendre l’amour. J’aime à tricoter, assise sur une terrasse, et laisser mon imagination vagabonder et s’exalter. S’exalter, c’est ce que l’être humain, tant les femmes que les hommes, a de plus beau !

LUI
Le malheur est que, quelquefois, nos idéaux se réalisent. Voyez-vous, nous avons voulu gagner Venise, et bien, maintenant que nous y sommes, voyons comment nous tirer de ce mauvais pas.

ELLE (effrayée.)
Sommes-nous vraiment à Venise ? Je ne crois pas. Je ne veux pas le croire.

LUI
Et cependant, si ! mademoiselle.
J’ai voulu, me mentir, m’illusionner, moi aussi ; mais nous sommes bien à Venise. Mettez-vous plus près ! Regardez la vérité bien en face ! D’ici, de la terrasse, on voit la place Saint-Marc.

ELLE
C’est affreux ! Est-ce pour de vrai la place Saint-Marc ?

LUI
Oui. Regardez ! Et voici les gondoles dont vous avez rêvé !

ELLE 
Taisez-vous ! c’est insoutenable…

LUI
Je me tais.
J’ai atteint Venise et je ne sens rien de particulier. Je ne me sens ni plus intelligent, ni plus heureux. Au lieu de mourir à l’ombre d’un mirabellier, je mourrai peut-être à l’ombre d’un oranger : le comble du bien-être…

ELLE
C’est bien la peine de se lamenter, alors que Venise est une splendeur ! Parce que si Venise n’est pas une splendeur, alors…
Je suis venue avec cette vérité, je repartirai avec cette vérité ! (Décidée.) Venise est une splendeur !

LUI
Personne n’a dit que Venise n’était pas une splendeur.

ELLE
Pourquoi cette orange pressée ne vient-elle pas ? Il y a une heure que je l’ai demandée.
Le fait est que, dans le présent, nous nous ennuyons à mourir. Mais, dans les souvenirs ? n’est-ce pas que tout sera très beau, dans les souvenirs ?

LUI
Dans les souvenirs, tout sera très beau. Dans les souvenirs, vous ne boirez pas une vague orange pressée, mais du chianti… Dans les souvenirs, notre vaine conversation s’anéantira, il ne restera que le soleil de l’Adriatique.

ELLE
Pourquoi perdons-nous notre temps, alors ? Passons directement aux souvenirs !

LUI
Ah ! ce serait l’idéal ! L’idéal serait que nous n’ayons que des souvenirs ; mais il y a encore cet affreux présent… Le présent est un tribut qu’il faut payer, il n’y a rien à faire.

ELLE
Bon. Mais en attendant, qu’allons-nous faire ?

LUI
Attendons… jusqu’au moment où tout se changera en souvenir…

ELLE
Mais, que faire ? Que faire jusqu’au moment où le présent se métamorphosera en souvenir ?

LUI
Attendre. Attendre, boire des cafés, discuter, je vous offre du feu, vous demandez à nouveau une orange pressée… ou l’horaire des trains. Il faudra bien que ce présent-ci finisse par se métamorphoser un jour en souvenir. Il ne tiendra pas l’éternité…

ELLE
Mais, est-ce bien sûr que ce maudit et ingrat présent doive se métamorphoser en souvenir ? Et s’il restait le présent, que ferions-nous ?

LUI
Il se changera en souvenir, n’ayez aucun souci, mademoiselle, foi d’ingénieur ! Vous verrez combien notre conversation vous paraîtra spirituelle dans dix ans ! Attendez dix ans, et vous verrez combien elle est belle, au fond, la vie.

ELLE (pensive.)
C’est beaucoup, dix ans ! C’est beaucoup…

LUI
Beaucoup ? Moi, je trouve que ce n’est pas beaucoup.

ELLE
Puis-je vous tutoyer ? Vous savez à quoi je pense, en ce moment ? Je pense que tu me plais…

LUI
Dans le présent ?

ELLE
Oui, monsieur ! C’est ce qui est le plus surprenant et le plus nouveau pour moi : tu me plais dans le présent. Tu es même le premier homme que j’aie, dans le présent, envie d’aimer.

LUI
Vous me décevez, mademoiselle. Je préférerais que vous vous souveniez de m’avoir aimé. Oui, cela, avec le plus grand plaisir ! Mais, le présent n’est pas quelque chose de sérieux ; le présent est un château de sable.

ELLE
Je pourrais même coucher avec toi…

LUI
Ce serait complètement dépourvu de charme. Je préférerais que vous vous souveniez d’avoir couché avec moi…

ELLE
Ne soyez pas mufle, on ne fait pas les enfants dans le souvenir !

LUI
Vous alliez hausser le ton…? Vous verrez que, dans dix ans, vous ne vous rappellerez plus que vous étiez sur le point de hausser le ton et que vous m’avez traité de mufle. Vous vous souviendrez de tout autre chose…

ELLE
Je vais être directe : pourquoi ne veux-tu pas que nous soyons ensemble ? Tu n’es pas marié, tu n’aimes pas une autre femme ; pourquoi ne veux-tu pas que nous soyons ensemble ?

LUI
J’ai un motif très sérieux.

ELLE
Lequel ?

LUI
Excusez-moi de ne pas pouvoir vous tutoyer : je déteste la familiarité.
Je vous aime, mademoiselle ; je sais que vous m’aimez en retour…

ELLE
Alors…?

LUI
Comment ne comprenez-vous pas ? Si ma soif d’amour devait s’étancher, je ne pourrais plus aspirer à aucun amour ! Et que ferais-je, mademoiselle, si je ne pouvais aspirer à l’amour ? Si je vous prenais, vous, en chair et en os, je perdrais en revanche l’espoir fou de pouvoir vous rencontrer un jour. Bien sûr que je brûle de vous rencontrer, pour autant que je ne vous rencontre pas dans le réel. Je n’ai pas besoin de la femme idéale, j’ai besoin de beaucoup plus ! J’ai besoin de l’espoir de découvrir, peut-être, un jour, une telle femme. L’espoir, mademoiselle, non la femme idéale ! Si vous me retirez l’espoir, je n’ai plus qu’à me jeter par la fenêtre !

ELLE
Pourtant, tu as trouvé celle que tu cherchais… !

LUI
La femme idéale, oui, mais non l’espoir ! Que je me prive, sans appel, de l’Amour avec un grand a, pour le seul amour du présent ? Non, mademoiselle ! Cela reviendrait à me priver de toute vie intérieure. J’aime mieux tout abdiquer que de renoncer à une vie intérieure.

ELLE
Que comptes-tu faire ?

LUI
Ce que je compte faire ? Ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, attendre le grand amour. Si vous saviez avec quelle passion j’attends le grand amour !

ELLE
Cher monsieur, le grand amour est devant vous : embrasse-moi !

LUI
Vous n’avez qu’à vous souvenir que je vous ai embrassée. Même si le grand amour est là, c’est mon devoir de l’attendre. Je l’attends indéfiniment.

ELLE
Vous vous cramponnez, cela m’étonne. Vivre sans amour est une grande détresse.

LUI
C’est vrai, c’est la vérité. Vivre sans amour est certainement une grande détresse, mais je ne veux pas échapper à cette détresse. Je serai détruit si je perdais cette terrible détresse. Cette détresse me fait tenir debout. Pauvre, pauvre de moi ! De combien de passe-temps cette détresse n’est-elle pas la substantifique moelle ? Combien de cuites sévères ne prend-on pas sur le thème de l’amour inaccompli ? et combien de voyages ? et combien de choses encore… Imaginez-vous, mademoiselle, combien notre vie serait triste sans cette perpétuelle détresse. Elle cherche inlassablement le plaisir dans lequel se réfugier. Seule cette souffrance engendre de vrais plaisirs.

ELLE
Vous avez sans doute raison. Vous êtes plus âgé que moi, vous avez voyagé davantage, vous avez sans doute raison. Depuis que j’ai vu Venise, je me sens flouée et frustrée. Je suis à Venise, et si vous saviez combien je voudrais être à Venise. Je voudrais… Vous ne pouvez pas savoir combien je voudrais voir Venise où je me trouve à présent. (Simplement.) Je voudrais tellement voir cette Venise, moi aussi.

LUI
Madame, pardonnez-moi, vous êtes à Venise. Cette Venise, c’est Venise.

ELLE
Venise n’existe pas ! Il y a seulement mon désir de voir Venise, l’espoir de voir un jour Venise, le chagrin de ne pas pouvoir voir Venise… Pourtant, je voudrais voir Venise au moins une fois dans ma vie.

LUI
Il faut que vous espériez, mademoiselle. L’espoir est une fleur qui ne flétrit jamais. Bien sûr, mademoiselle, peut-être verrez-vous un jour Venise… (En la regardant dans les yeux.) Ah ! si le grand amour existait… Ah ! si je pouvais vous rencontrer au moins une fois…

ELLE (tous deux se dirigent vers la baie vitrée ; de là, leur transport peut se manifester avec plus de conviction.)
Ah ! si je voyais Venise une fois, au moins une fois… Je suis à Venise, mais personne ne pourra jamais m’ôter l’espoir qu’un jour, peut-être à la vieillesse, peut-être plus tôt, je verrai Venise…

LUI
L’envie de reboire quelque chose m’est venue.
Si quelqu’un m’aimait vraiment… quelqu’un qui ait le courage de m’aimer…

ELLE (boit un verre à son tour.)
Moi aussi, je boirais bien un gin… Je suis à Venise, la place Saint-Marc est incroyablement proche, la place Saint-Marc est à deux pas et, pourtant, le même rêve me broie… Si je voyais Venise une fois, au moins une fois…
Je pressens que je ne la verrai jamais…



RIDEAU

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Published by Seine & Danube - dans DU THEATRE
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  • : Seine & Danube est la revue de L'Association des Traducteurs de Littérature Roumaine (ATLR). Elle a pour but la diffusion de la littérature roumaine(prose, poésie, théâtre, sciences humaines)en traduction française.
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Parutions récentes :
•Mircea Cărtărescu a réécrit son mythique poème Le Levant en l’adaptant partiellement en prose. Nicolas Cavaillès s’est attelé à la tâche, les éditions POL l’ont publié : il est paru en décembre dernier.
•Le recueil de poèmes de Doina Ioanid est enfin en librairie. Boucles d’oreilles, ventres et solitude, dans la traduction de Jan H. Mysjkin est paru en novembre aux éditions du Cheyne.
Esclaves sur Uranus de Ioan Popa est paru début décembre aux éditions Non Lieu dans la traduction de Florica Courriol. Le lancement, en présence de l'auteur, le 11 décembre à la librairie l'Âge d'Homme a rencontré un beau succès. A lire, un article dans Le Monde des Livres, dernier numéro de décembre 2014.
L’anonyme flamand, roman de Constantin Mateescu est paru en décembre aux éditions du Soupirail, dans la traduction de Mariana Cojan Negulescu. Suivez les déambulations du professeur taciturne dont c’est l’anniversaire : le roman retrace cette journée de sa vie entre réflexions et souvenirs de sa femme aimée.
• Max Blecher eut une vie très courte mais il a laissé une œuvre capitale. Aventures dans l’irréalité immédiate vient d’être retraduit par Elena Guritanu. Ce texte culte est publié avec, excusez du peu, une préface de Christophe Claro et une postface de Hugo Pradelle. Les éditions de l’Ogre ont fait là un beau travail car elles publient sous la même couverture Cœurs cicatrisés, le deuxième des trois seuls romans de cet auteur fauché par la maladie en 1938.
• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

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Faustine Vega

L'ATLR, c'est quoi?

L'Association des traducteurs de littérature roumaine (loi 1901) a été fondée à Paris en décembre 2006.  Son objet est de favoriser la diffusion de la littérature roumaine en langue française par tout moyen.  Son siège social est situé à  l'Institut Culturel Roumain de Paris.sigle atlr

L'ATLR a organisé en avril 2008 à Paris les Premières rencontres internationales de traducteurs de littérature roumaine. Ces deux journées d'ateliers ont réuni 17 traducteurs littéraires de 18 pays.

La revue Seine&Danube, nouvelle série, a vu le jour en janvier 2010. Deux numéros ont paru sous la houlette de Nicolas Cavaillès, son premier rédacteur en chef.

Seine&Danube est le résultat du travail de tous les membres de l'association.

Président : Dumitru Tsepeneag

Secrétaire : Laure Hinckel

Trésorière: Mirella Patureau