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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 17:06

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Une jeune Européenne entreprend un voyage professionnel dans le golfe de Tunis. Elle s’éprend d’un fabricant d’huiles, un commerçant prospère. Elle décide de rester aux côtés de Mehria et de renoncer brusquement à toutes les prérogatives de sa vie occidentale. Sa décision prise sans hésitation est celle d’une femme éperdument amoureuse. Darrielle (nom inventé et attribué à l’héroïne par la cuisinière arabe du domaine de Mehria) passe deux années dans un monde trouble et inconnu, qu’elle explore et décrit avec stupéfaction, mais aussi avec l’enchantement de l’étrangère.N7

Au cours de son expérience nord-africaine, Darrielle sera l’amante enviée et convoitée tant par les hommes que par les femmes, puis, à mesure que son « étrangeté » de créature venue d’une autre civilisation se fera plus visible, elle deviendra l’intruse, et finalement la fugitive, dans un univers dont elle ne réussira  finalement pas à assumer tous les aspects.

 

Le premier appel à la prière ressemblait à une lame déchirant la soie. Elle avait perdu l’habitude d’écrire à la main et elle était engourdie dans le fauteuil sur la terrasse. Elle était presque bossue, toute recroquevillée, et c’était aussi parce qu’elle ne voyait presque rien à la lueur de cette lampe improvisée dans une boîte découpée où brûlait une bougie à sucre* achetée au bazar.

Le soleil se levait et le jardin s’éclairait peu à peu, on aurait dit que des rideaux se levaient un à un sur le théâtre de la nature : elle vit d’abord les touffes d’aloès et de cactus, immobiles et perlés de rosée, puis les palmiers avec leurs troncs ridés et par endroits pelés à vif – et l’image de ces corps momifiés lui donna le frisson dans la lumière si crue du levant. Telle était l’Afrique – un corps trop vieux et déshydraté, comme une peau d’éléphant.

Elle replia davantage ses genoux sous son pull-over et se mit à écouter le bruissement des insectes sous les feuilles et les bruits qui annonçaient le début du jour : le passage des pêcheurs en direction du golfe et la démarche pointue des chats africains dont la cour était envahie, le jacassement des oiseaux de mer et, bien sûr, le claquement des vagues sur le rivage, puisque la Méditerranée était de nouveau calme, après deux nuits de tempête.

Elle se redressa. La litanie de la prière avait cessé, comme un écho soudainement étouffé. Elle entendit le vent, un instant seulement, et soudain le soleil s’éleva d’une tête au-dessus de la mer, aveuglant d’éclat et tissant un filet au-dessus de l’eau. C’était l’instant qu’elle avait attendu, comme en chacun de ses jours africains, même si septembre touchait à sa fin et que la fraîcheur s’accentuait déjà. Les journées raccourcissaient, les nuits semblaient toujours plus longues, hantées par les esprits : la nuit elle avait peur, la nuit elle se languissait de son amant arabe, parti pour affaires mais qui avait laissé son odeur dans la maison. Il avait aussi laissé ses employés et sa parentèle, et personne ne lui demandait jamais rien.daniela-zeca-par-LH.JPG

Hafa lui apportait le jus d’orange et se retirait en trottinant à reculons en direction de la porte, ses yeux anthracite demeurant fixés sur le bout de ses seins pointant sous son chemisier. Raouf nettoyait le jardin et à la mi-journée devenait maître d’hôtel, pour servir le déjeuner que les femmes préparaient toute la matinée dans la cuisine.

Il la servait lentement, demeurant derrière sa chaise, comme dans les grands restaurants, tant qu’elle n’avait pas dit : « Tu peux partir, maintenant *».

Mehria avait laissé ses instructions, comme toujours : elle était surveillée, guettée ; quand elle allait au bain de vapeur, les enfants arabes fourraient un nez curieux dans sa lingerie qu’elle laissait à l’entrée, mais elle s’était habituée. Elle vivait dans un autre monde à présent, c’était son refuge, elle l’aimait, elle aimait l’Afrique à travers Mehria qu’elle attendait, collée à la vitre, les pupilles dilatées et désirant sa peau de caramel. Elle avait envie de faire l’amour dès qu’elle entendait ses pas sur les dalles d’ardoise, mais il se lavait longuement, s’enduisait d’huile d’argan et mangeait ensuite, debout, une portion de couscous. Son palais s’embaumait de tous ces arômes et les conservait jusqu’à l’aube.

Les journées avec Mehria étaient intenses : ils erraient en voiture le long de la côte, passant au milieu de troupeaux de chèvres ; ils allaient au marché de poissons de chaque ville et il payait pour que les filets de perche soient levés et grillés. Ils mangeaient en silence, prenant avec les doigts la chair blanche et les légumes bouillis d’où s’écoulaient l’huile d’olive et les herbes. Elle était heureuse, inconsciente et paresseuse, elle avait presque tout oublié, elle s’était oubliée, se reposait à l’intérieur de soi.

Elle portait encore au lobe des oreilles les perles, écaillées sous l’effet de la chaleur, qui demeuraient le seul signe lui permettant, à elle, celle d’à présent, de se souvenir qu’elle avait été autrement. Ils l’appelaient Bhaar et, parfois, Bahhar, ce qui signifiait « aller sur la mer » et en aucun cas ce n’était un prénom. Parfois, ils lui disaient seulement Bab, ce qui en arabe veut dire « la porte » et ce nom là non plus n’avait aucun sens. La vieille cuisinière était la seule à l’appeler Darrielle, un nom tout aussi inventé, qu’elle lançait  de manière gutturale au cœur de la chaleur immobile de la cour. Quand elle nourrissait les dindons et les lapins du désert que Mehria avait capturés et mis en cage, la vieille femme l’appelait pour qu’elle descende les voir et les caresser, mais quand elle osait descendre un niveau de plus, tout le petit monde des bâtisses en briques se retrouvait sur les pas de porte, pour la voir, elle.

Elle entendait son cœur galoper dans sa poitrine, lorsque d’un bond elle sautait du réservoir à eau jusqu’à la basse cour, en contrebas.

Un jour, la piqûre d’un insecte l’épingla sur le sable, en pleine acrobatie. Elle frottait l’endroit douloureux avec sa main, et attendait seule, sous les regards affamés de ceux qui ne se montraient jamais en entier. Mehria, comme tombé du ciel, était apparu : il était descend en courant de sa voiture, sans couper le moteur et sans prendre le temps comme il le faisait d’ordinaire, d’ouvrir le portail du jardin.

 

La portant dans ses bras, Mehria avait eu de nouveau ce regard fébrile et glaçant de varan dans le désert. Il lui avait demandé en arabe si elle avait mal, elle ne l’avait pas compris avec exactitude mais elle avait deviné la question et lui avait répondu dans sa langue : « Le’, le’… », le rassurant au sujet de ce cette piqûre qui était anodine.

« Merci » et « non » étaient les seuls mots qu’elle avait appris et qui lui servaient en toute occasion ou presque. Quand Zaouf, la nourrice octogénaire de son amant entrait le matin pour lui apporter des draps de bain, elle s’enfonçait sous les couvertures, murmurant ce « non » revêche jusqu’à ce qu’on lui remplace les draps de chanvre originaires par de véritables serviettes de toilette.

Quand elle sortait dans le souk avec Zaouf, les femmes berbères se tenant sur le sol près de leur dune de dattes l’empêchaient presque d’avancer en tendant leurs bras chargés de marchandises, mais elle disait « merci » en regardant droit devant et toujours répétant ces syllabes jusqu’à en perdre totalement le sens.

Dans ce labyrinthe, il lui semblait perdre le souffle, l’Afrique se vengeait, devenait menaçante, l’hypnotisait autrement que ne le faisait Mehria avec son regard de varan. Le matin, au bazar, l’Afrique ne pariait pas deux sous sur la femme occidentale qu’elle avait été. À présent, elle était seule, sans sefsari et sans enfants à tirer derrière elle entre les étals de légumes.

 

Après la piqûre de l’insecte, elle avait passé deux nuits à délirer. Mehria la veillait, immobile, et, à un moment donné, elle avait bien cru qu’elle mourrait avant que l’Afrique soit à elle, avant qu’elle lui entrât par les pores et qu’elle circulât dans ses veines avec Mehria tout entier. Alors, elle avait éprouvé un profond, un infini désir de revoir les versants du mont Sarrah, ses touffes d’herbe jaunie, son soleil comme une flamme et la façon qu’avait l’Arabe de l’allonger sur le dos, de la posséder du regard, à la manière d’un rapace prêt pour la chasse.

En Afrique, elle avait perdu l’usage des pleurs. Par la porte de la cuisine, elle aperçut Zaouf pétrissant une pita avec ses doigts noirs comme des sarments. Elle était penchée sur la pâte, posant les bords du pain sur les braises ; la lumière du four était si proche qu’elle lui entrait dans les lignes du visage, dans les narines et entre les lèvres qui chuchotaient. Alors seulement, elle comprit que c’était vendredi et que la vieille femme priait. Zaouf était une femme triste et elle priait comme si elle avait pleuré. Ici, toutes les femmes pleuraient sans larmes. Les femmes plus jeunes qu’elle savaient, elles aussi, le faire en silence, dans les cuisines où elles se tenaient pieds nus sur le carrelage.

Elle s’était redressée entre les oreillers et avait demandé de l’eau. Mehria était parti et la nuit tombait sur le toit de tuiles. Elle transpirait. Elle restait seule dans une maison arabe débordant de laine et de coton, d’huiles et d’olives.

 

Le facteur était un jeune homme au sang mêlé – comme disait Zaouf– qui allait entre les maisons sur sa mobylette. Sa mère avait été une femme blanche et son père, un Africain auquel on avait amputé une jambe. Un jour, il lui apporta l’avis d’arrivée d’un paquet qu’elle devait récupérer et qui attendait au bureau de poste depuis deux semaines.

Elle aurait juré qu’il avait été ouvert mais, quand elle l’examina, elle vit avec surprise le papier intact sur la boite collée avec du scotch.

À l’intérieur, des papiers concernant ses études et quelques babioles auxquelles elle tenait et qu’elle avait voulu que les siens lui envoient. Elle écrivait toujours à sa mère la même chose : « Je vais bien, ne t’inquiète pas, j’ai choisi de changer de vie. » Bien entendu personne ne la croyait, mais elle lui disait la vérité sans lui donner les détails qui, de toute façon, l’auraient déroutée.

Elle pensait travailler mais ne savait pas bien ce qu’elle pourrait faire et elle reportait ce moment pour le jour où l’Afrique n’aurait plus, pour elle, de secret. Mehria s’absentait pendant des semaines entières. Elle avait commencé à parcourir les lieux, seule, bien que, dans la maison arabe, cette revendication ait fait grand bruit.

 

Elle apprit un jour qu’Ali-scooter, comme on appelait le jeune métis, s’y connaissait en conduite et qu’il avait un diplôme de mécanicien. Elle le pria de réparer la deuxième voiture.

« Madame, vous êtes certaine que votre mari est d’accord ?

– Ce n’est pas mon mari » avait-elle répondu.

Elle lui avait promis des gains substantiels. Il avait commencé à travailler dans le garage improvisé où Mehria entreposait les outils et la Nissan blanche à plateforme. Quand la voiture fut prête et que le facteur s’apprêtait à l’essayer, Raouf abandonna son activité au jardin et s’approcha. Il s’adressa à lui en français, justement pour qu’elle comprenne aussi :

« Mon gars, tu veux ta perte ! »

Quand elle voulut le payer, Ali-scooter refusa l’argent mais lui demanda de la viande d’agneau qui se trouvait dans la cuisine et partit en murmurant entre les murs de brique :

«Les femmes sont notre perte ».

Deux jours plus tard, elle lava toute seule la voiture – presque seule : à la fin, les femmes l’aidèrent en portant des seaux. Zaouf aurait bien tenté de l’arrêter mais elle ne connaissait pas suffisamment le français. Hafa avait commencé en proférant des menaces : Mehria serait furieux et devait rentrer le soir même.

« Le temps qu’il revienne, je serai de retour.

– Ce n’est pas moi qui serai responsable » avait rajouté l’autre, mais elle, elle était déjà au volant.

Quand elle passa les portes, elle vit dans le rétroviseur Zaouf le visage voilé et se cognant le front sur les dalles.

Il lui passa par la tête d’acheter un sefsari mais elle savait qu’elle n’avait pas assez d’argent. Elle avait pas mal dépensé, ces derniers temps.

La route était poussiéreuse, déserte et la chaleur accablante faisait trembler les images devant ses yeux comme sur une photo floue.

Ali avait mis un peu de carburant mais elle était certaine que ce ne serait pas suffisant.

Elle allait au hasard, tentant de trouver ce qui émouvrait son âme.

C’était pour tout le monde l’heure de la sieste et les rideaux des boutiques étaient baissés, comme si tout le golfe s’était endormi. Elle conduisait droit devant, entre les palmiers, tentant de se souvenir où se trouvait la station essence la plus proche. Elle ne savait tout simplement plus où Mehria s’arrêtait pour faire le plein. À présent, tout lui semblait flou et lointain, mais elle ne voulait pas se laisser impressionner par la panique. Elle avait entrepris une escapade qu’elle ne maîtrisait plus.

Elle s’immobilisa un instant devant l’étendue de sable et de pierre à l’intersection entre les trois routes et elle se décida à demander, mais personne ne passait dans un sens ni dans un autre. Un silence minéral avait tout enfermé sous une cloche. Elle ne pouvait pas l’écouter en raison de l’air conditionné à l’intérieur de la voiture.

Elle voulut s’adosser au siège en cuir, mais il était trop chaud. Elle n’avait qu’à attendre quelqu’un, mais elle savait trop bien qu’une heure encore, la route demeurerait déserte. Elle tira une carte de la boite à gants et se mit à déchiffrer le golfe, comme un poème aux sonorités qui lui plaisaient : Temine… Menzel… Kelibia. C’étaient des villages, chacun avec sa mosquée et son café, sur des plateaux brûlants, oubliés sous le ciel.

Soudain, elle aperçut un point mouvant sur la chaussée à sa droite. Ça ne pouvait pas être un homme mais cela avançait au pas et bientôt, elle distingua un bât se balançant et les oreilles d’un âne le portant. Aux côtés de l’animal, une femme fragile, cachée sous un voile, tentait d’avancer. Elle la voyait flotter, car la canicule l’effaçait comme un petit tas de cendres volatiles.

Elle démarra, se dirigea vers la femme jusqu’au moment où l’animal eut peur et se mit à braire, planté droit sur ses pattes. Elle avait déjà vu ce genre de scène au marché aux fruits et elle se demanda comment elles allaient le pousser, s’exténuer toutes les deux, le faire monter sur la plate forme à l’arrière. La femme sourit en montrant ses dents éclatantes et ses yeux d’un noir profond s’étoilèrent de rides. Elle parlait en dialecte tunisien et elle ne comprenait rien. Elles se mirent à communiquer par signes. Elle lui montrait le réservoir, suggérant qu’elle cherchait une station essence.

« Moi, venir avec toi » dit la créature sans âge mais dont elle pouvait deviner, d’après son sefsari et au vu de ses mains crevassées par le travail, qu’elle était pauvre et veuve. « Venir avec toi » répéta-t-elle avant d’ouvrir elle-même l’accès à la plateforme – mais l’âne ne bougeait pas.

L’Arabe sortit de sa gibecière un pâté de petits pois et le lui fourra sous les naseaux. L’animal secoua la tête et s’obstina encore davantage. Elle se souvint des biscuits et des gâteaux de Zaouf. Des cacahuètes qu’elle avait dans un sachet et elle commença à tirer de son sac toutes les bonnes choses dont la nourrice avait fait un paquet.

Le baudet senti le parfum du miel et de sésame et sembla vouloir y goûter. La veuve attrapa le gâteau et avança le long de la voiture, jusqu’à la plateforme inclinée qu’elle escalada.

L’âne se laissa tirer par le licol et monta lentement dans le baquet chauffé à blanc.

« Viens avec moi à l’avant » lui dit-elle, mais la femme bloqua rapidement les côtés du rabat et se pelotonna près de l’animal, indiquant en tendant le bras la direction où trouver la station essence.

Elles roulèrent quelques kilomètres puis elle observa dans le rétroviseur la femme arabe se recroqueviller comme un soufflet à côté des autres bagages de l’âne.

La station essence avait une seule pompe, mais il y avait une droguerie et un bistro avec quelques tables. Le propriétaire se tenait à l’ombre, sous un acacia, et quand il vit les deux femmes, il entrouvrit à peine les yeux et les considéra entre ses cils. Il se demanda ce qu’elles pourraient acheter et combien de temps elles resteraient. Il regarda l’âne affaibli par la chaleur et sa maîtresse qu’on aurait dit qu’il avait déjà vue, puis la femme blanche qui sortait justement de la voiture.

L’Arabe tira l’âne et le fit descendre avec beaucoup de compétence puis elle l’attacha juste sous les bannes décolorées par le soleil.

Elles entrèrent dans le café, où les tables étaient couvertes de mouches. Assise en face d’elle, la femme arabe rit de nouveau de toute la splendeur de ses dents qui éclairaient la pièce mais ne dit pas un mot.

« Tu voudrais manger ? »

L’Arabe ne comprit pas, alors elle passa aux signes.

« Oui, oui… »

Mais au moment où elle donnait son accord, le propriétaire de la station essence se dirigea vers leur table et lui dit, en français :

« Elle est veuve et nomade, mais vous ? Pourquoi vous vous baladez seule ? »

Il semblait lui demander des comptes. Elle vivait la révélation de l’Afrique insolente, qui n’aimait pas les femmes, mais elle lui demanda aussi doucement que possible :

« Qu’avez-vous à manger ?

– Crêpes au thon et côtelettes. »

Le local était surchauffé et sordide, elle aurait préféré ne pas manger mais elle pensa à son accompagnatrice arabe qui, pour sûr, était affamée.

« Apportez les deux, lui dit-elle, plus des cafés et une carafe de limonade. »

Les yeux de la veuve devinrent azur comme ceux des lézards quand ils prennent le soleil. Ils la regardaient d’une certaine manière, plus intense que les mots, et son visage olivâtre, fripé autour de la bouche, racontait les plateaux dépourvus d’eau, les touaregs et les créatures cachées sous le voile – ces sacrifiées du vent et des sables.

Quand elles finirent de manger, le soir tombait déjà et elles avaient bu beaucoup de café, comme des amies qui se retrouvent.

Tard, vers minuit, quand Mehria lui demanda de quoi elles avaient discuté, elle haussa les épaules et s’endormit, si bien qu’il crut à un mensonge.

 

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Published by Seine & Danube - dans DE LA FICTION
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• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

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