Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 17:03

Lien vers l'auteur

Lien vers la traductrice

 

Dans une parabole (qui se revendique ouvertement de Boulgakov) où fiction et réalitéN7.JPG historique se mêlent, Daniel Bănulescu raconte un voyage impromptu du diable (alias has-Satan ou Ho diábolos) – flanqué de ses quatre « bagages » aux airs d’agents de la Securitate ou de gangsters (Marcel le Féroce, Relu Sent-Bon, Doru la Douceur et Gabi le Veinard) – dans la Bucarest du printemps de l’an 1988 de Ceaușescu, afin de passer en revue ses fidèles et dresser le dossier de leurs gamberges, sous couvert d’une histoire biblique-cabalistique ébouriffante de recherche de la Clé des abîmes. Le choix de cette cité où Vlad III l’Empaleur, alias Dracula, établit jadis sa cour n’est pas fortuit : elle incarne la quintessence du mélange, déjà évoqué par Mateiu Caragiale, de latinité, de balkanisme et d’orthodoxie, auxquels un totalitarisme soviétique est venu s’ajouter de force, qu’est le « roumanisme ». Ce périple goyesque, dont le guide sera l’inénarrable Țaca Genel le taxi, dans la Sodome communiste bucarestoise s’achève sur un poème-prière du narrateur, expression de ses espérances en une (encore possible) rédemption à travers la Poésie. (D. I.)

 

Ce soir-là, la magicienne s’était endormie sur son canapé, la tête au sud, afin de pouvoir rejoindre, dans son sommeil, le professeur Mircea Eliade.

Son aventure imaginaire avec le Grand Homme était son grand secret pervers, voluptueux et religieux, si tant est que ces deux choses puissent coexister. Son luxe et sa justification inavouée de femme élue.

En fait, à chaque fois qu’elle dormait la tête orientée au sud, Maria C. Nicolici se réveillait (en rêve) dans le lit du Professeur d’Histoire des religions. À la différence des longues semaines durant lesquelles, s’endormant vers d’autres points cardinaux, elle se voyait concéder comme unique privilège de suivre platoniquement, à distance, sa silhouette fibreuse, quasi ascétique. Dans les couloirs d’une longueur révoltante de l’école des Hautes Études de la Sorbonne, ou de l’Université de Chicago. Couloirs remarquables mais, par ailleurs, complètement idiots, puisque, si bénéfiques que pussent paraître les directions dans lesquelles ils divergeaient, au bout du compte, on n’y débouchait sur aucun lit.

En revanche, le sud (le bien nommé) s’avérait nébuleux et viril, ne perdait pas son temps. Dès qu’il l’attrapait, le sud la renversait de ce pas sur sa couche.

Et lorsque, dans sa nuisette coquine, elle se trouvait couvée du regard voilé par des verres épais du seul Homme qui, pour la toute première fois au cours de l’histoire, avait pris la liberté d’explorer, avec une égale compétence, la Science, les Religions et la Littérature, alors, ramenée aux mensurations lisses et inquiétantes du buste de la fillette de treize ans entrée comme apprentie planeuse et parachutiste à l’aérodrome IAR de Brașov1, la magicienne se mordait les lèvres.

Osant à peine gémir, quand le Maître caressait la peau fine d’un de ses mollets avec un côté de la monture de ses lunettes. Osant à peine bouger, pour ne pas réveiller l’infâme Christinel, l’hypocrite épouse du Savant, blottie en chien de fusil au pied de son lit. Mais n’ayant pas non plus le cœur de se taire, par peur que, la surprenant bouche cousue, le Professeur n’aille pas se figurer que les Erinyes2 lui avaient fourré dans les draps je ne sais quelle oiselle ignare…

C’est pourquoi, en fourrageant à bras raccourci la signification de l’œuvre du Savant, elle glissa, subrepticement, l’une de ses chevilles roses sous son propre séant, posture que son intuition lui suggérait comme l’avantageant le plus, et le questionna :

– La créativité, ou la pensée mystique… serait-elle l’unique véhicule, l’unique joie… qui nous emporte, nous autres humains, vers les univers parallèles ?

Possible que sa question profonde ait été posée un peu trop abruptement.

Puisque Mircea Eliade l’omniscient, lui-même, après s’être figé plus d’une minute dans la concentration, se délesta, délicatement, sur la table de nuit de sa pipe et de ses bésicles.

Et, se pelotonnant derrière elle, l’entoura de ses bras tout en tendons.

Et lui expliqua, usant, pour la première fois, d’une drôle de voix, plus rauque et brouillée.

– Un peu que tu dois les garder parallèles, ma caille… Car, à celles qui les gardent croisées ou recroquevillées… Y’en a pas un qui trouve moyen de leur faire plaisir. Ni de les ramoner.

C’était une facette toute nouvelle, détendue, gouailleuse du Professeur, s’en réjouit, alanguie, Maria C. Nicolici.

Or, en guignant du coin de l’œil, afin de le connaître aussi transfiguré par cette tentative de parler comme un homme, elle découvrit, soudée à son dos, au lieu du torse merveilleusement spiritualisé du Maître, une lourde carcasse mastoc, dans le genre fossoyeur, qu’à grand-peine et à retardement elle identifia au taxi qui lui avait tapé sur les nerfs toute la soirée précédente.

Sauf que celui-là (quand il lui avait parlé la veille), au moins, était habillé.

Alors que la bedaine basanée de ç’ui-ci, dont il ne cessait de lui rentrer dedans, pendouillait comme un tas de gélatine.

Déculotté, mais d’une seule jambe.

Sa moustache râpeuse tel un rabot. Ses sécrétions aux relents forts d’un pot de cannelle.

Dégrisée, elle résolut, en se redressant sur le coude, faute de le neutraliser en entier, de neutraliser au moins son odeur, sa bedaine avachie, sa moustache. Pour constater ensuite, sans déplaisir, qu’un mâle bien réel était quand même un mâle réel. Et que, fût-il désagréablement réel, celui-ci, de surcroît, semblait être un mâle bigrement excité.

– Enlève-le, ton falzar, gros dégueulasse… Tu m’as éraflé jusqu’au moindre osselet, avec la boucle de ton ceinturon.

Et Maria C. Nicolici, les yeux fermés, après avoir défait trois sur les cinq boutons de la chemise du susdit, se mit elle-même à poil. Tout en s’efforçant de conserver, sous ses paupières, l’image d’un Mircea Eliade qui, à ses côtés, lui aussi déconcerté par l’attente, s’escrimait avec sa pipe.

Or, ce n’est qu’après que la pétulante rouquine fut revenue à l’horizontale que le Professeur d’Histoire des religions de son esprit, à son tour, parvint à dûment s’allonger auprès d’elle. L’enveloppant (simultanément à l’action du taxi, qui, en effet, se dépiautait de son falzar) dans des dissertations protectrices, doctes et tendres, dont elle avait perdu dès l’enfance les douces significations, lui caressant, d’un doigt danseur, l’aura qu’elle sentait tournoyer en grésillant autour de sa tête. daniel-banulescu.JPG

Qui plus est, Mircea – comme elle s’entendit l’appeler, affolée – récolta l’un des poils roux dont elle n’arrêtait pas de s’enorgueillir et, après l’avoir divinisé, en bourra le fourneau en bois de rose de sa pipe. Le Cabinet mué en boudoir, tout entier, se peupla d’un parfum de santal. Si altier, dense et corporel que, pour un peu, on aurait pu suspendre une écharpe à son dossier.

Mais le taxi, lui, n’y suspendit point d’écharpe, loin s’en faut.

Se tapant le coquillard de sa fragrance de santal, le dénommé prit son élan, puis, comme au jeu dit de la mêlée, s’abattit entre les jambes puérilement redressées de la rouquine. Lui laissant à peine le loisir de tendre une main par-dessus la cage des côtes du Maître, afin de tourner vers la gauche l’interrupteur de son magnétophone Maiac.

L’allumant, montant le son et balayant, cette fois, sa chambrette d’une seconde vague. Sonore. Celle du double album des Pink Floyd. Nettoyant à grande eau tous les borborygmes et les râles d’un quidam plus habitué à ramoner dans un taxi que dans un Cabinet.

Et alors, la musique la fit se sentir comme si Alexandre le Grand lui-même était en train de la chevaucher.

Et puis, la musique la fit aussi sourire, dans un coin de ses impudeurs, à l’idée que, voilà, on l’avait enfin mise dos au « Mur ». Et puis, elle ne s’en étonna même plus… quand, là, enfin ! son second plateau de Balance avait été occupé par un second mâle… et que tous les développements, présents ou passés, lui semblaient couler de la source des enseignements que le Professeur de ses aspirations et de ses frustrations lui répétait sans relâche dans le tuyau de l’oreille.

L’encourageant, de ses regards phosphorescents et omniscients, lorsque le dernier bourgeon de son feuillage stellaire demeurait tordu ou raidi.

La réprimandant, lorsqu’il la sentait, tant soit peu, se dérober au mouvement de va-et-vient de l’univers.

Poussant le sacrifice jusqu’au-delà des confins de la connaissance, lorsque, pour la délivrer des moindres chaînes du complexe de sa présence exemplaire et par trop vertueuse, en peinant à l’engueuler, sa langue novice fourcha sur un éclat poétique de récitation des Upanishad3 ; rudement confus, lorsque sa main rompue au tantrisme lui pelota les seins ; la câlinant et l’enjoignant de répondre, dans le même langage, au taxi mal embouché. Celui qu’ensemble, en l’initiant, ils tâchaient d’élever à leurs propres accomplissements spirituels. Celui qu’ensemble ils s’échinaient à changer en arhat4 (« saint »), voire, carrément, en bodhisattva (« incarnation antérieure du Bouddha »).

Il grognait, le bodhisattva, par-dessus les guibolles de la susdite :

– T’aimes ça, eh, salope ?

– C’est comme ça qu’on vous enseigne à prendre les virages, là-bas, au polygone ?

– De quoi je me mêle ? Si tu l’aimes pas, mon virage, illico je le sors et je te plante dans le décor…

– Non ! Le sors surtout pas… Tu sais quoi ? Roule, t’arrête pas. Tu vas pas nous planter maintenant, en rase cambrousse…

– Je vais te planter où bibi voudra… Je vais te balancer dans les fourrés, à moins que tu gueules, là, de suite, comme t’aimes voir le monde depuis le manche de Mézig… À moins que tu déclares, la main sur le manche… Sinon, je vais te bazarder dans les buissons comme un vulgaire sac de patates…

– C’est mon âme que t’as défoncée et vidée, va, espèce de putois… Tu m’as fait tanguer et suer pire que ramer sur le lac de Snagov5… Le monde depuis le manche de Tézig… ? Purée de moi ! J’aime, na ! le voir d’ici.

– Oui-da !... Mais, dis, t’es morgane de le voir plutôt depuis le bout ?... Ou plutôt depuis le trognon ?...

– J’aime le voir, le monde, depuis les deux points du manche. J’aime l’observer depuis où que je sois… Mais, j’en ai comme l’impression, dix fois mieux et un chouia depuis le trognon.

Et il lui apprit, l’incitant à tourner la tête du côté où son Maître ne se trouvait pas, à klaxonner des lèvres. Et à signaliser en levant de moitié le bras gauche.

Revenu dans le Cabinet, lui aussi, avec sa proie vissée sur son membre en regain de vigueur, has-Satan évita de culbuter Gabriela pile sur ce triangle amoureux – le spectre du professeur Eliade, la magicienne et Genel –, histoire de ne pas faire dégringoler de manière spectaculaire leur moyenne de culture.

Pas même quand à la fin il l’y culbuta, ce moulin de hanches, de bras et de corps astraux pilonnant en harmonie au plumard ne se grippa un seul instant.

Bien au contraire, en se cabrant, à la force et à l’audace conjuguées de centres sensuels démultipliés, ce moulin s’attela à faire mousser la plus gigantesque, la plus effrénée tasse de NESCAFÉ jamais vue au monde, avec has-Satan ricanant sur sa balançoire de petit nuage, en guise de petite cuillère de crème fouettée.

Vers une heure quinze de cette nuit-là, le Grand Tentateur du monde se retira dans son cagibi en rampant. En miaulant et en appelant par son nom chaque ongle de ses doigts de pied. En se frottant, en se câlinant contre la moindre saillie du mur. Et quand, enfin, il se mit au lit, se préparant à se déployer, l’espace de quelques heures, dans le ciel de la ville, telle une haute flambée, Ho diábolos d’abord écouta le silence alentour, en dents de scies mécaniques des cigales, trituré par les mâchonnements des molosses qui, rendus cinglés, se rongeaient un de leurs propres membres, haché par les couinements des sommiers sur lesquels des mémés lubriques attiraient au vol un de leurs petits-fils. Puis, renversant la tête, tout réjoui, il poussa un hurlement qui ramollit jusqu’à la colle des bouteilles étiquetées sur les tables du quartier, tandis que, d’une voix larmoyante, racoleuse, tripoteuse de gratteur de tympanon paillard, il braillait :

 

 

Dans mon quartier bien-aimé

Dînga rînga da…

 

J’me marre’ comm’un vrai taré

Dînga rînga da…

 

Et pendant que j’m’y gondole

Dînga rînga da…

 

Les grinches, eux, s’y paient ma fiole

Dînga rînga da…

 

Hé l’sergent hé l’hirondelle

Dînga rînga da…

 

Tu m’dois là une’ fière chandelle

Dînga rînga da…

 

Quand t’étais chez tatie Bette

Dînga rînga da…

 

V’nu alpaguer sa cuvette

Dînga rînga da…

 

Chauds les grinches’, sus à la gueuse’,

Connaissent’ pas d’pardon

 

Pour Minou la redoubleuse’

Aux nibars marron !...                                                          

 

 

_________________________________________________

1. Le sigle d’Industrie aéronautique roumaine, aujourd’hui l’IAR, S. A., entreprise d’ingénierie, de construction et d’entretien des aéronefs fondée en 1925 à proximité de la grande ville historique de Brașov, chef-lieu du département du même nom du centre de la Roumanie.

2. Dans la mythologie grecque, les trois déesses de la Vengeance (Alecto, Tisiphoné et Mégère), assimilées par les Romains aux Furies.

3. En sanskrit, les textes sacrés hindous de la fin de la période védique (700 à 300 av. J-C) tenus pour révélés ; ce sont des réinterprétations des Veda axées sur la nécessité de se libérer du cycle des réincarnations par la connaissance de l’illusion.

4. Dans le bouddhisme, « homme parfait ayant atteint le nirvana ».

5. Lac de plaisance situé à 40 km de Bucarest ; la commune bâtie sur sa rive autour du monastère du même nom, où Vlad III dit l’Empaleur, alias Dracula (1431-1476), serait enterré, demeure un site touristique très fréquenté.

 

Photo Observatorul Cultural

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Seine & Danube - dans DE LA FICTION
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Revue Seine & Danube
  • Revue Seine & Danube
  • : Seine & Danube est la revue de L'Association des Traducteurs de Littérature Roumaine (ATLR). Elle a pour but la diffusion de la littérature roumaine(prose, poésie, théâtre, sciences humaines)en traduction française.
  • Contact

Parutions récentes :
•Mircea Cărtărescu a réécrit son mythique poème Le Levant en l’adaptant partiellement en prose. Nicolas Cavaillès s’est attelé à la tâche, les éditions POL l’ont publié : il est paru en décembre dernier.
•Le recueil de poèmes de Doina Ioanid est enfin en librairie. Boucles d’oreilles, ventres et solitude, dans la traduction de Jan H. Mysjkin est paru en novembre aux éditions du Cheyne.
Esclaves sur Uranus de Ioan Popa est paru début décembre aux éditions Non Lieu dans la traduction de Florica Courriol. Le lancement, en présence de l'auteur, le 11 décembre à la librairie l'Âge d'Homme a rencontré un beau succès. A lire, un article dans Le Monde des Livres, dernier numéro de décembre 2014.
L’anonyme flamand, roman de Constantin Mateescu est paru en décembre aux éditions du Soupirail, dans la traduction de Mariana Cojan Negulescu. Suivez les déambulations du professeur taciturne dont c’est l’anniversaire : le roman retrace cette journée de sa vie entre réflexions et souvenirs de sa femme aimée.
• Max Blecher eut une vie très courte mais il a laissé une œuvre capitale. Aventures dans l’irréalité immédiate vient d’être retraduit par Elena Guritanu. Ce texte culte est publié avec, excusez du peu, une préface de Christophe Claro et une postface de Hugo Pradelle. Les éditions de l’Ogre ont fait là un beau travail car elles publient sous la même couverture Cœurs cicatrisés, le deuxième des trois seuls romans de cet auteur fauché par la maladie en 1938.
• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

Recherche

Numéro courant et archives

Cliquez ici pour retourner à l'éditorial du numéro courant

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 6

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 5 

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 4

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 3 

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 2

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 1

... des traducteurs invités

Faustine Vega

L'ATLR, c'est quoi?

L'Association des traducteurs de littérature roumaine (loi 1901) a été fondée à Paris en décembre 2006.  Son objet est de favoriser la diffusion de la littérature roumaine en langue française par tout moyen.  Son siège social est situé à  l'Institut Culturel Roumain de Paris.sigle atlr

L'ATLR a organisé en avril 2008 à Paris les Premières rencontres internationales de traducteurs de littérature roumaine. Ces deux journées d'ateliers ont réuni 17 traducteurs littéraires de 18 pays.

La revue Seine&Danube, nouvelle série, a vu le jour en janvier 2010. Deux numéros ont paru sous la houlette de Nicolas Cavaillès, son premier rédacteur en chef.

Seine&Danube est le résultat du travail de tous les membres de l'association.

Président : Dumitru Tsepeneag

Secrétaire : Laure Hinckel

Trésorière: Mirella Patureau