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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:00

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Lien vers la traductrice

 

Il me manque une page de ce Journal. Qu’y avais-je mis ? C’était peut-être quelque chose de profond, de décisif. 
L’angoisse de me savoir étranger à l’égard de moi-même, à l’égard de ce que j’ai de meilleur en moi m’envahit soudain et j’arrive à comprendre les paroles singulières d’Augustin : il existe en nous quelque chose de plus profond que nous-mêmes.
*
Des hommes. Pas des choses, ni des paysages ; que des hommes. Être assoiffé de l’homme nouveau comme on l’est des nouveaux mondes. Car tout homme représente une forme d’obstination et, par conséquent, une idée.
Et l’on aime à voir quel est le geste de l’idée, quelle est sa voix. Comment elle sourit.
*
La philosophie ne peut exister qu’à la ville, parmi les hommes, sur ces places dont Socrate ne s’éloignait guère. Seule la rencontre d’autrui peut la créer. Superposez les étages, supprimez les jardins (ou tolérez tout au plus ces jardins publics conventionnels) et un philosophe y naîtra, quelque part près d’un escalier de service.
Il existe encore en Roumanie trop de nature.
*
J’habitais depuis quelque temps un appartement dans un immeuble. A l’étage au-dessus, il y avait une noce. On y dansait, mais apparemment sans rythme. De temps en temps, une voix rauque s’élevait parmi les autres ; ils chantaient peut-être un refrain. Une vitre se brisait avec fracas. Quel chaos qu’une fête, quelle absurdité !
Vu de l’intérieur, est-ce la même chose ? Tout s’organise, vu de l’intérieur, et le rythme de la danse est rythme, et les voix se ressemblent, même les vitres brisées font partie de la fête.
Toute fête obéit à une loi propre d’amplification, à l’image de la progression de l’action dans cette scène de L’Idiot de Dostoïevski lorsque le vase doit se briser, et qu’il se brise. Les protagonistes connaissent cette loi de l’amplification et, pour eux, tout se tient, même l’excès ; alors que pour l’observateur extérieur, tout cela n’est que chaos.
C’est ce qui doit arriver à tous ceux qui jugent de l’extérieur toute action, tout événement : ils habitent un autre étage.
Et, veillant tard dans la nuit, je m’aperçois de la profondeur de cet événement que représente une fête. Qui disait que l’on ne pouvait pas « raconter » un bal ? C’est presque un miracle, comme n’importe quel autre événement. La vie est si belle avec sa progression vers un je ne sais quoi ! Une progression rigoureuse, géométrique, stricte, tout comme chez Bach - aboutissant je ne sais où.
Le lendemain, je rencontre une vieille connaissance habitant le même immeuble.
« Que la vie est belle ! », m’exclamai-je un peu trop abruptement.
- Vous étiez de la noce, la veille ? me
demande-t-il.
*
Nous n’avons pas de mot en roumain pour exprimer « le devenir ». Nous en avons quelques-uns pour exprimer l’être, mais pas pour le devenir. Nous aurions pu avoir le terme : passer une (soirée de) fête, quelque chose se passe, cela exprime davantage que le « il arrive quelque chose », ou que « cela a lieu » ; puisqu’il y a déroulement). Mais les fêtards ont confisqué ce mot (petrecere).
Notre seul devenir se trouve dans la fête, dans le divertissement, - dans l’aliénation.
*
Je rêve d’une école dans laquelle on n’enseigne rien, mais rien du tout. Dans laquelle on puisse vivre tranquillement et honnêtement, à l’écart de la cité, et où les jeunes gens, certains jeunes gens du monde, viendraient afin de se délivrer de la tyrannie des professeurs. Car tout et tous, parmi ces derniers, leur donnent des leçons. Tout doit être appris de l’extérieur et par cœur, et la seule chose qui leur soit permise de temps en temps, c’est de poser des questions.
Mais ne voyez-vous pas qu’ils ont eux aussi quelque chose à dire, à confier ? Et ne voyez-vous pas que nous autres, nous n’avons pas toujours des choses à leur dire ? Nous ne sommes que des intermédiaires entre eux et eux-mêmes. (Mais cela non plus, il ne faut pas le leur dire).
*
Le disciple vient vers vous en vous sollicitant. Vous devez lui apprendre qu’il n’a rien à recevoir, qu’il lui faut grandir encore. Le disciple veut devenir lierre. Vous devez le laisser être ce qu’il doit être : mauvaise herbe même.
Et la plus belle fin dont vous puissiez rêver - ô fertilité ! - c’est d’être envahi par les mauvaises herbes.
*
... C’était un homme si jeune et si harmonieux que je fus tenté d’imaginer sur-le-champ un théologien qui se serait exclamé : « C’est vous qui empêchez le monde de progresser ! A vos yeux, le monde doit se perpétuer, repousser sa fin. Dieu sauverait ce monde s’il ne s’y trouvait encore des êtres pour en jouir et pour en retarder, par leurs aspirations païennes, le rachat. »
Empêcher le monde de progresser. Est-ce de la mort ? Est-ce de la vie ?
*
Toute notre vie morale est contenue là : entre le fils prodigue et son frère. On se perd et on s’en repent ; ou bien, on se préserve et on endurcit nos cœurs. C’est mal de ne pas écouter.
Mais c’est mal aussi de savoir écouter - et de se souvenir.
*
L’idée d’une École dans laquelle on n’enseigne rien m’obsède. Un état d’esprit, c’est cela qu’il faut donner aux autres ; pas de contenus, pas de conseils, pas de recommandations. C’est pourquoi nous pouvons nous dispenser de leçons. Même à une personne qui vous le demande, vous ne devez pas donner de « leçons ». Un bouquin que vous sortez de la bibliothèque, un Prélude de Bach écouté à la tombée de la nuit, au calme, ou un exemple de sérénité intellectuelle sont bien plus éducatifs que toute leçon.
Ces jeunes gens s’aperçoivent que vous êtes en train de concevoir une idée et se mettent à en concevoir une, eux aussi. (C’est probablement
« la pensée unique » dont parlait Pârvan).
Je crois que l’on devrait créer cette École.
*
« Tout est vrai là-dedans, rien n’y est exact », aurait dit Barrès se dressant contre les
« ingénieurs » du genre de Charles Martin,
contre les philologues, contre les professeurs, contre les frères du fils prodigue.
*
Austère, comme le frère du fils prodigue.
*
Marie et Marthe - Marie qui reste aux pieds du Rédempteur, Marthe, l’austère, qui s’affaire sans relâche dans la maison - représentent, au fond, le fils prodigue et son frère. Mais le destin du frère est de se perdre dans l’action, tandis que celui de Marie est de se perdre dans la contemplation. Toute la distance qui sépare l’esprit masculin de l’esprit féminin est contenue là.
Les gens se définissent selon la façon dont ils sont capables de se perdre.
*
Que peut bien offrir la nature féminine ? Un seul bonheur, une unique extase. Et tout le génie féminin consiste à atomiser ce bonheur unique en d’innombrables bonheurs, dans une succession et un « devenir » de bonheurs minuscules. Car elle part de l’être (Simmel !) et se trouve ainsi à la recherche du devenir et de la diversité ; tandis que l’homme part du devenir, étant assoiffé de l’être et de l’unité.
Soif de l’Un de se disperser et désir du Multiple de se réunir.
*
En sortant ce soir-là, j’avais en tête le thème unique de la Passacaille de Bach, avec le sentiment que s’il venait à m’échapper, je me viderais.
Seule la musique vous procure vraiment l’angoisse d’être abandonné.
*
Je ne connais rien de plus détestable, en musique, que le final de la Cinquième Symphonie de Beethoven. Un quart d’heure avant la fin, vous la sentez arriver ; la fin est déjà là.
Bach n’a pas de fin. C’est pourquoi, ses finals sont si beaux. Pas de répétition, pas de conclusion bien tirée, comme chez Mozart ou chez Beethoven. Juste un déchirement ; vain effort de renouvellement : la difficulté de la séparation d’avec la matière, le sommeil, la magie de la musique - à moins qu’il n’ait réussi, par un miraculeux changement de tonalité, la transfiguration.
*
Dans ce livre extraordinaire (à l’écriture médiocre, à cause de ses dithyrambes fâcheux, cependant extraordinaire) écrit par Anna Magdalena Bach sur son mari, je retrouve, cette fois-ci dans le registre de la vie de Bach, la même difficulté de finir. Sa fin contient des finales semblables à sa musique. Il aurait pu en finir après avoir dicté à son gendre Altnikol, durant cette dernière nuit, ce « Je me trouve devant Ton Siège, Seigneur ». Mais ce n’est pas encore sa fin. Peu avant de mourir, la vue qu’il avait perdue depuis pas mal de temps lui revient pour quelques instants ; il voit à nouveau tous ses proches, et lorsque Magdalena lui montre une rose rouge, il dit ceci : « mais les couleurs vers lesquelles je m’en vais sont plus belles encore ! » Encore une fin possible. C’est seulement au moment où il demande à Magdalena de lui chanter quelque chose et qu’elle se met à entonner - quelle voix pouvait-elle bien avoir ? - le choral bien connu, que Bach finit vraiment sa vie.
C’est la difficulté de la séparation d’avec
le sommeil de l’existence.
*
Si vous aimez la musique, - les échappées, les flâneries, les envolées ; si vous aimez la géométrie et la rigueur, sans qu’elles endurcissent pour autant votre cœur et votre esprit ; si vous avez un soupçon de folie et une montagne de mesure - vous rencontrerez un jour la philosophie.
*
Hier j’étais à la recherche d’un local pour mon École ; une maison dans les faubourgs de la ville, pour moi et un ou deux amis. Dans un kiosque, près de la barrière, je me renseigne sur la route qui conduit au bois de Stefanesti.

« Qui cherchez-vous, par là ? », me demande l’homme d’un ton affable. Sur le coup, je sursaute. Au fond, j’étais à la recherche de moi-même. Je m’y rendais afin de rencontrer cette apparition étrange qui est ce vous-même projeté dans l’avenir. Mais je n’ai pas le courage de philosopher avec le buraliste. Je lui parle simplement d’un certain professeur qui vit seul, sans élèves, dans une école où l’on n’enseigne rien. « Avez-vous entendu parler de lui ? », lui demandai-je.
« Ah, oui, il me semble qu’il y a quelqu’un qui... »
Cet homme le savait. Moi, je ne le savais pas encore, mais lui savait tout ce que les autres auraient à savoir.
*
Se retrouver seul, comme un enfant parmi des adultes (Rilke).
*
Les adultes trouvent que les enfants sont heureux ; il en est ainsi des sages avec les fous, des rois avec les pauvres et du frère du fils prodigue avec ce dernier. Quel est le destin qui nous renvoie en permanence à l’autre ? Non pas à autre chose - que nous pourrions nous approprier -, mais à l’autre.
Le fils, tout comme son frère d’ailleurs, est malheureux. C’est ainsi que pourrait débuter un traité sur l’éthique.
*
J’aime le commencement de la Bible. Dieu crée la lumière, puis il s’aperçoit qu’elle est bonne. Il crée la terre et les eaux, puis il s’aperçoit qu’elles aussi sont bonnes. (Ce n’est qu’en créant l’homme qu’il ne s’aperçoit de rien. Était-ce sous-entendu ?) En tout cas, Il crée d’abord et ce n’est qu’ensuite qu’Il raisonne. Quelle réplique extraordinaire à l’adresse de la Théodicée de Leibnitz, selon laquelle, le monde est créé parce que le meilleur.
Nous seuls, humains et leibniziens innés, nous exigeons que le programme précède l’action. Des êtres se détournant de la vie, des êtres absurdes et théoriques, voilà ce que nous sommes !
Il me faudra écrire un Anti-Mathesis. (Quoique... quoique...  Y avait-il tant d’effervescence de l’idée, là-dedans ? Ou alors, n’était-ce que l’effervescence de l’idée ?)
*
Abel, c’est un berger, et Caïn, un agriculteur. Abel erre comme le Fils et Caïn pétrit la terre comme le Frère. Et Caïn tue Abel. Caïn tue toujours Abel.
Je réfléchis, par exemple, aux deux âmes roumaines : l’âme pastorale et l’âme paysanne. Tout ce qui est nostalgie et liberté, tout ce qui est sens artistique, tout ce qui est soif de nouveaux horizons - disent certains - tient chez nous de l’âme du pasteur. Mais l’âme enracinée de l’agriculteur est passée par là en l’anéantissant ; elle l’anéantira.
Nous sommes du pays de Caïn, dans lequel Abel n’est pas encore tout à fait mort. Mais la technique, châtiment de Dieu, viendra et les chassera tous les deux, pour que leur race prospère, pour qu’ils s’accroissent au sens biblique, par-delà les frontières du pays.
*
Quel étrange rôle que celui de la « vague » dans l’histoire roumaine : la vague de Trajan et puis d’autres vagues encore. Au fond, la vague représente le symbole du mouvement ; chez nous, pourtant, elle est devenue statique et comme un rempart de défense. Les origines roumaines résident dans la pétrification des vagues.
Et je me souviens de Russo : « La nostalgie de la Bible flotte au-dessus de la nation ; le pays est écartelé entre les lignes déchirantes des chroniqueurs et les lamentations du peuple. »
Il voulait entendre jaillir un « cri puissant ». Jamais il ne l’entendra.
*
Extrait d’un texte de Hasdeu, au sujet de ceux
qui sont en Enfer : « Ils se seront éveillés le jour du Jugement dernier, nus et noirs, sombres, difformes et terrifiants, diaboliques et
frénétiques. »
Et pourquoi, d’ailleurs, « frénétiques » ? Cela tient peut-être à la vision de l’enfer que notre Église nous a forgée. Mais c’est aussi parce que nous craignons, étrangement, de par notre culture populaire, tout ce qui est mouvement. C’est la même obsession de calme que nous retrouvons dans la conscience roumaine, relevée naguère par Neagoe Basarab, reprenant un certain ascète oriental : « Celui qui néglige l’action, celui-là rencontrera Dieu ».
Mon ami V. a raison de dire : la conscience du peuple roumain ressemble à un cortège impérial.
Pourvu que la longueur du chemin ne nous décourage pas !  dirait C.
*
« Ne savez-vous pas que nous serons les juges des anges ? Et, de ce fait, de nos propres actes ? » (Paul, I. Co. 6, 3.)
Quelque part, Nae Ionescu esquisse un commentaire de ce propos étonnant : « ... le premier (l’ange), n’étant qu’un idéal de sublimation des choses, le second (l’homme) n’est qu’un échelon menant à Dieu ».
Ainsi donc, vous-même, en tant qu’homme, vous vous situez dans une certaine hiérarchie, au-dessus des anges. Ceux-ci ne représentent pas un idéal de perfection pour l’homme, mais pour ce qui relève de sa nature. Peut-être aussi pour les femmes qui sont si attachées à cette nature. Mais je regarde autour de nous afin de trouver quelqu’un qui pourrait juger un ange. Et je ne trouve personne. Cependant, cela est sans importance. Le christianisme vous dit non seulement ce que vous êtes devenu, mais aussi ce que vous êtes.
*
Bach en train de jouer de la main droite une fugue au clavecin, tenant en même temps de la main gauche la taille d’Anna Magdalena. « Il se peut que ce soit la dernière de mes pensées », écrit-elle.
Quelque part, parmi les cohortes d’anges, il existe un soupçon de jalousie.
*
Parmi les bêtes - nous dit la Genèse - il fut impossible d’en trouver une pour venir au secours de l’homme. C’est pourquoi Dieu endort Adam et fait sortir la femme de sa côte.
Si seulement il avait pu trouver quelque chose pour la remplacer...
*
Quelle tristesse de ne pas avoir commis de péché. C’est une tristesse qui accable de temps en temps les anges et presque toujours les médiocres. Avec à leur tête le frère du fils prodigue.
Je retiens le proverbe : « Les péchés retombent sur les hommes et non pas sur les choses. »
Une formule un peu abrupte sans doute, mais au fond tout est dit.
*
Il s’est présenté devant moi, dans le confessionnal, me raconta le Père, pour me demander l’absolution.
« Que venez-vous de faire ?
- Je me rendis compte que j’allais commettre un péché. Mais je sentis aussi qu’étant donné les circonstances, à partir d’aujourd’hui même, je ne pourrais m’en empêcher. Je suis venu vous le dire pour vous demander l’absolution.
- Mais comment pourrais-je vous l’accorder ?
- Si je venais vous dire : « je suis faible, j’ai commis un péché », vous me l’accorderiez. Pourquoi alors ne pas me l’accorder aussi quand je viens vous dire : « je suis faible, je ne peux pas m’empêcher de tomber dans l’erreur » ?... C’est plus grave, par conséquent, de préparer que de commettre ?
- Il est possible que ce soit plus grave parce que c’est là, les manœuvres du Mal.
- Alors tous ceux qui projettent le mal, mais ne le mettent pas à exécution, sont-ils vraiment plus coupables que ceux qui l’accomplissent ?
- Quoi qu’il en soit, eux aussi en sont coupables.
- Il existe alors deux péchés différents : la préparation du mal et son exécution. Je suis ici pour confesser le premier.
- Non, il n’en existe pas deux, c’est le même péché. On ne peut pas confesser ce qui est en train de s’accomplir.
- Mais quelque chose vient de s’accomplir justement : car j’ai pris la décision de commettre le péché. Pourquoi me demande-t-on d’en poursuivre l’achèvement ? »

...............................................................................

« Et que lui avez-vous dit ? demandai-je au Père.
- Je ne lui ai pas encore répondu », me dit-il.
*
Celui qui nous répond c’est Quelqu’un d’autre. Et ce Quelqu’un d’autre répond à tout ce que nous demandons ou ne demandons pas.
*
Deux hypothèses sont possibles : ou bien le frère est le confesseur du Fils, ou bien le Fils est le confesseur du Frère.
Non, à vrai dire, j’ai mal posé le problème. C’est comme si à l’École j’interrogeais de cette façon : Quelle serait votre opinion personnelle ? C’est ainsi que disparaissent les problèmes.


1 Cette réflexion - ainsi que d’autres de ce Journal - ont pu se retrouver dans certains de mes articles. Je leur restitue ici leur vocation naturelle, celle relevant d’un
« Journal philosophique ».

2 Vasile Pârvan (1882-1927), archéologue roumain, docteur en philosophie, professeur d’histoire ancienne et d’épigraphie à l’Université de Bucarest (N.d.T.)

3  En français dans le texte.

4 Alecu Russo, écrivain roumain (1819-1859), auteur du poème en prose « Chant de la Roumanie », dont la version originale a été rédigée en français. (N.d.T.)

5  Bogdan Petriceicu Hasdeu, historien et philologue roumain (1836-1907), auteur de poésies lyriques, de drames, ainsi que d’ouvrages de vaste érudition, tel son Etymologicum magnum Romaniae. (N.d.T.)

6 Neagoe III Basarab (ou Bessarab), prince régnant de la Valachie (1512-1521) fit bâtir et rénover, durant son règne, plusieurs églises et monastères. On lui attribue des écrits à caractère moral et didactique intitulés : Les Enseignements de Neagoe à son fils, Teodosie. (N.d.T.)

7 Nae Ionescu (1890-1940), logicien et philosophe roumain, professeur à l’Université de Bucarest. (N.d.T.)

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Esclaves sur Uranus de Ioan Popa est paru début décembre aux éditions Non Lieu dans la traduction de Florica Courriol. Le lancement, en présence de l'auteur, le 11 décembre à la librairie l'Âge d'Homme a rencontré un beau succès. A lire, un article dans Le Monde des Livres, dernier numéro de décembre 2014.
L’anonyme flamand, roman de Constantin Mateescu est paru en décembre aux éditions du Soupirail, dans la traduction de Mariana Cojan Negulescu. Suivez les déambulations du professeur taciturne dont c’est l’anniversaire : le roman retrace cette journée de sa vie entre réflexions et souvenirs de sa femme aimée.
• Max Blecher eut une vie très courte mais il a laissé une œuvre capitale. Aventures dans l’irréalité immédiate vient d’être retraduit par Elena Guritanu. Ce texte culte est publié avec, excusez du peu, une préface de Christophe Claro et une postface de Hugo Pradelle. Les éditions de l’Ogre ont fait là un beau travail car elles publient sous la même couverture Cœurs cicatrisés, le deuxième des trois seuls romans de cet auteur fauché par la maladie en 1938.
• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

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