Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:06

Lien vers l'auteur

Lien vers la traductrice

 

Il était une fois, car si elle n'était pas, on ne la conterait pas.

Il était une fois un empereur, un empereur fort grand et fort puissant ; son empire était si grand que l'on ne savait ni où il commençait ni où il finissait.N6-copie-1.JPG

D'aucuns avançaient qu'il était sans confins. D'autres affirmaient se rappeler les plus anciens raconter qu'autrefois, l'empereur aurait livré bataille avec ses voisins. Aux dires de certains, ils étaient plus grands et plus puissants, selon d'autres, plus petits et plus chétifs que lui.

Des légendes sur cet empereur circulaient aussi loin que le monde est monde, rapportant que son œil droit riait tandis que celui de gauche ne cessait de pleurer. L'empire tout entier s'interrogeait sur la signification de cette étrange chose, cette impossible conciliation des yeux de l'empereur entre eux. Lorsque les plus braves s'aventuraient à lui poser la question, le sourire de ce dernier se muait aussitôt en rires et il ne pipait mot. Et c'est ainsi que l’inimitié entre les yeux de l'empereur restait un secret dont personne ne connaissait la clef, si ce n'était lui-même.

Ses trois fils grandirent. Et quels fils ! Mais quels fils ! Trois jouvenceaux dans l'empire semblables à trois astres dans le firmament ! Florea, l'aîné, était presque aussi haut qu'une toise, et si large d'épaules qu'on ne pouvait les comprendre de ses quatre paumes alignées. Costan, quant à lui, était bien différent : petit de stature, trapu de corps, bras virils et poing fort. Le troisième et le plus jeune fils de l'empereur s'appelait Petru : grand et fin, plus féminin que masculin. Petru ne parlait pas trop : il riait et chantait, chantait et riait du matin jusqu'au soir.

Parfois seulement, on le voyait s'assombrir, ramener d'une main ses cheveux tout à droite et tout à gauche de son front, et l'on aurait pu jurer alors contempler l'un des vieux sages de l'empire.

        - Oh Florea ! À présent que tu es grand ; va et demande à notre père, pourquoi un œil lui pleure tandis que l'autre rit à toute heure.

Ainsi parla Petru à son frère Florea un bon matin. Mais Florea ne s'y hasarda pas : il connaissait depuis tout petit la réaction de l'empereur son père quand on lui demandait pareille chose.

C'est à la même réponse que se heurta Petru avec son frère Costan.

        - Aucun ne s'y risque, à moi de m'y confronter, en conclut Petru. Aussitôt dit, aussitôt fait. Petru partit demander.

         - Que la peste bubonique te ronge la bile! En quoi cela te concerne-t-il ?, le foudroya l'empereur, hors de lui. Et il le gifla une fois sur la joue gauche, une fois sur la droite.

Petru, furieux, s'éloigna vite rapporter à ses frères la fâcheuse réaction de son père.

Or, depuis que Petru s'intéressait à cette histoire d'yeux, il semblait que le gauche pleurait moins tandis que le droit riait plus.

Il prit son courage à deux mains et repartit voir l'empereur. Giflé une fois, giflé deux fois ! Et en moins de temps qu'il ne faut pour le penser, la gifle vint le cingler. Petru de nouveau essuyait le courroux de son père. 

L’œil gauche pleurait dorénavant de temps en temps, l’œil droit semblait rajeuni de dix ans.

Puisque c'est ainsi, réfléchit Petru, je sais ce qu'il me reste à faire. J'irai, je demanderai, j'essuierai les gifles, cela tant que ses yeux ne riront pas tous deux.     

C'est ce qu'il dit, c'est ce qu'il fit ! Petru se tint coi aux deux coups chaque fois. 

        - Mon fils, Petru !, s'exclama plus tard et avec plus de douceur l'empereur aux deux yeux rieurs. Je vois que tu gardes martel en tête ; aussi vais-je te confier mon secret. Vois-tu, cet œil rit de joie à la vue de mes trois fils chéris ; mais l'autre pleure à la pensée qu'ils ne sachent gouverner en paix et défendre le pays de nos vils voisins. Mais si vous me rapportez l'eau de la fontaine de la Fée des Aurores, que je m'en lave les yeux, alors ils riront tous deux, car je saurais la bravoure de mes fils, et qu'en toute quiétude sur eux je peux me reposer.

Ainsi parla l'empereur. Petru décrocha son chapeau et courut rapporter à ses frères les propos entendus. Les fils de l'empereur se consultèrent et rapidement s'accordèrent, comme il se doit entre bons frères. Florea, le plus âgé des trois, se rendit donc à l'écurie, choisit le meilleur, le plus beau des chevaux, le sella et s'empressa d'aller faire ses adieux à toute la maisonnée. « Je pars, déclara-t-il.  Si je ne suis pas de retour dans un an, un mois, une semaine et un jour avec l'eau de la fontaine de la Fée des Aurores, alors toi, Costan, viens à ma recherche ». Et il s'éloigna.

Trois jours et trois nuits durant Florea point ne s'arrêta ; le cheval filait comme le vent par monts et par vaux, lorsqu'enfin ils parvinrent aux confins de l'empire.

(…)      

Repost 0
Published by Seine & Danube - dans DES CONTES
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 14:26

 

cadre numero 3-copie-1Les contes de l’espace carpato-danubien n’ont pas fait l’objet de nombreuses adaptations. On leur reproche souvent un anthropomorphisme excessif ainsi qu’un penchant certain pour la cruauté. N’est-ce pas le cas de bon nombre de contes provenant de tous horizons et dont les rudesses se sont estompées progressivement, au fur et à mesure de trop mièvres adaptations ?

Il est connu que les enfants aiment se faire peur. Ils adorent aussi bien les tours de magie que les rebondissements spectaculaires. Ils se laissent volontairement charmer par un animal ensorceleur, duper par une supercherie, abuser par une superstition. Le monde fantastique constitue pour eux un univers idéal d’évasion dans lequel ils se complaisent à s’identifier tour à tour à chacun des personnages campés.

Imprégnés d’éléments traditionnels folkloriques, les contes roumains abondent en régionalismes, par ailleurs succulents, qui rendraient difficile la lecture d’une traduction proche du texte. Nous avons opté, au bénéfice du lecteur contemporain, pour une

adaptation moderne des textes retenus ; aussi les contes publiés dans la première édition bilingue ont-ils été revisités dans le souci de préserver le caractère évocateur d’une langue ancienne, à l’intention des connaisseurs du roumain, en même temps que d’inciter le lecteur francophone, jeune ou moins jeune, à découvrir un monde étrange et nouveau.

 

Le texte d’origine est signé par Ion CREANGA (1839 1889), auteur cher au cœur du peuple roumain, pour avoir bercé les rêves d’enfance de dizaines de générations grâce à son talent inégalé de conteur.

Réalisant cette adaptation, je me suis éloignée de la langue mais non de l’esprit de l’auteur. Ainsi j’ai assumé ma responsabilité et signé la version française en qualité d’auteur d’une adaptation moderne.

 

Mariana Cojan Negulesco 

 

 

Lien vers la traductrice

Lien vers la biographie de l'auteur

La petite Bourse aux pièces d’or

 

Il était une fois une vieille et un vieux. La vieille avait une poule et le vieux avait un coq. La poule de la vieille pondait deux fois par jour et sa maîtresse mangeait force œufs, mais jamais elle n’en donnait au vieux. Un jour, celui ci perdit patience et lui demanda :

- Dis donc, la vieille, tu ne fais que te régaler d’œufs toute la journée ! Donne m’en à moi aussi quelques uns, pour que j’y goûte au moins !

- C’est cela ! riposta la vieille, qui était très avare. Si tu as envie d’œufs tu n’as qu’à battre ton coq : il pondra et tu mangeras des œufs ! C’est ainsi que je m’y suis prise avec ma poule, et à présent, tu vois comme elle pond !

Gourmand et grigou comme il l’était, le vieux fit exactement ce que lui conseilla la vieille. Furieux, il se saisit sur le champ du coq et tout en lui administrant une bonne raclée, lui dit :

- Tiens, en voilà pour ton compte !... Ou tu te mettras à pondre, ou tu quitteras ma cour à l’instant, espèce de fainéant ! Tu gaspilles en vain les grains que je te donne.

S’échappant des mains du vieux, le coq s’enfuit à toute allure et se mit à courir les chemins, étourdi encore par les coups.

Tandis qu’il trottinait ainsi sur la grand route, voilà qu’il aperçut une petite bourse contenant deux pièces d’or. Il la prit aussitôt dans son bec et voulut la porter à son maître. Mais, sur le chemin du retour, il rencontra une calèche dans laquelle se trouvaient quelques dames accompagnées d’un seigneur.

Quand il aperçut le coq, le seigneur observa avec étonnement qu’il portait une bourse dans son bec. Aussi dit-il au cocher :

- Hé, toi, descends voir un peu ce que ce coq peut bien tenir dans son bec !

Le cocher descendit vite de son siège et, attrapant adroitement le coq, lui prit la bourse du bec et la remit au grand seigneur. Ce dernier l’empocha sans façon et la calèche s’ébranla. Le coq, fort en colère, ne se laissa pas faire. Il se mit à courir derrière la voiture, tout en criant à tue tête :

Cocorico ! Grand seigneur !

Rends-moi ma bourse aux pièces d’or !

Comme ils arrivaient à la hauteur d’un puits, le seigneur, furieux à la vue d’une pareille audace, ordonna au cocher :

- Hé, cocher ! Attrape donc ce coq insolent et jette le dans le puits !

Le cocher redescendit de son siège, attrapa de nouveau le coq et le jeta dans le puits.

Que pouvait-il encore faire, le pauvre coq, se voyant en si grand danger ? Eh, bien ! Il se mit à boire, à boire et encore à boire de l’eau !... Tant et si bien qu’il réussit à avaler toute l’eau du puits. Ensuite, il battit des ailes et s’envola ; il se remit aussitôt à courir derrière la calèche, sans arrêter de crier :

Cocorico ! Grand seigneur !

Rends-moi ma bourse aux pièces d’or !

Entendant son cri, le seigneur fut étonné plus qu’on ne pourrait l’imaginer. Il s’exclama :

- Fichtre ! Ce coq est vraiment diabolique ! Hé, toi, là ! Attends un peu, tu vas en avoir pour ton compte !...Tu as beau monter sur tes ergots et dresser ta belle crête !...

Sitôt arrivé à la maison, il ordonna à une vieille cuisinière de se saisir du coq tapageur et de le jeter dans le four rempli de braise, sans oublier de boucher l’entrée d’une grosse pierre.

Méchante comme la gale, la vieille servante accomplit exactement ce que son maître lui avait demandé. À cette grande injustice, le coq réagit sur le champ : il se mit à déverser toute l’eau qu’il venait d’avaler dans le puits.

Tant et si bien qu’il réussit non seulement à éteindre le feu et la braise, mais aussi à refroidir le four et... à laisser l’eau couler dans toute la maison ; il s’ensuivit une grande inondation qui exaspéra la vieille harpie. Ensuite, il donna des coups de bec et d’ailes contre la grosse pierre qui bouchait le trou jusqu’à ce qu’il la fît sauter ; en sortant sain et sauf, il courut vers les fenêtres du seigneur où il se remit à chanter tout en heurtant les vitres à coups de bec :

Cocorico ! Grand seigneur !

Rends-moi ma bourse aux pièces d’or !

- Ça alors, me voilà dans de beaux draps avec ce maudit coq ! dit le seigneur qui n’en revenait pas. Hé, cocher, débarrasse moi une fois pour toutes de cet animal insolent, et jette le au milieu des vaches et des bœufs de mon troupeau ; peut être un taureau furieux en aura t il raison en le faisant sauter sur ses cornes !... Nous serons ainsi délivrés de cette peste.

Le cocher attrapa de nouveau le pauvre coq et le jeta au beau milieu du troupeau.

Quelle ne fut la joie du coq ! Il fallait le voir avaler coup sur coup taureaux, bœufs, vaches et veaux, si bien qu’il n’en resta pas un seul !

Ses flancs devinrent aussi grands et gros qu’une montagne. Inlassable, il prit son envol et descendit droit sous les fenêtres du seigneur ; déployant ses ailes, il plongea la maison entière dans l’obscurité :

Cocorico ! Grand seigneur !

Rends-moi ma bourse aux pièces d’or !

Devant ce nouvel exploit, le seigneur se fâcha tout rouge et ne sut plus comment s’y prendre pour se débarrasser de ce coq effronté. Réflexion faite, une idée lui traversa l’esprit :

- Et si je l’enfermais dans la chambre au trésor ; parmi toutes les pièces d’or qu’il avalera, il s’en trouvera bien une qui se mettra en travers de sa gorge, il étouffera et j’en serai ainsi débarrassé !

Sitôt dit, sitôt fait. Le voilà qui attrape, lui même cette fois ci, le coq par une aile et le précipite dans la chambre au trésor ; car il faut savoir que ce grand seigneur avait tant de louis d’or qu’il n’en savait même pas le nombre ! Le coq se mit tout de suite à avaler avec gloutonnerie tous les jaunets, laissant les coffres  vides comme si jamais ils n’avaient été pleins. Ensuite il sortit de la chambre au trésor - par où et comment, lui seul pourrait le dire - et s’en vint à nouveau sous les fenêtres du seigneur, pour recommencer son chant :

Cocorico ! Grand seigneur !

Rends-moi ma bourse aux pièces d’or !

Après toutes ces mésaventures, voyant qu’il ne pourrait pas venir à bout de ce drôle de coq, le seigneur décida de lui rendre la petite bourse.

Tout gaillard, le coq la ramassa et s’en fut, abandonnant le seigneur qui allait désormais retrouver sa tranquillité.

Mais voici que toutes les volailles de la basse cour du seigneur, séduites par la belle prestance du coq ainsi que par ses grands prodiges, se mirent à le suivre. On aurait dit le cortège d’une noce. Cependant, le seigneur, regardant d’un œil mélancolique partir toutes ses volailles derrière le coq, dit en soupirant :

- Partez !... Partez toutes ! Et avec vous, ce maudit coq ! Je suis content de me tirer finalement d’affaire, car j’ai bien peur qu’il y ait quelque histoire de sorcellerie là dedans.

Quant au coq, il avançait très fier à la tête d’une longue file de poules. Ils marchèrent, ils marchèrent, et les voilà qui arrivèrent devant la maison du vieux.

Dès qu’il se trouva à la hauteur du portail, le coq se prit à chanter : Cocorico !... Cocorico !...

Le vieux, entendant la voix de son coq, sortit tout joyeux de la maison, et quelle ne fut sa surprise ?... C’était bien son coq, mais alors, il était énorme !... À ses côtés, un éléphant aurait eu l’apparence d’une puce !... Et derrière lui suivait une bande innombrable de poulardes, plus belles les unes que les autres, huppées et empennées à plaisir. Ravi des riches apparences de son coq, ainsi que de son cortège de poules, le vieux s’empressa d’ouvrir grand le portail. Le coq s’écria alors :

- Maître, allez chercher une couverture et étendez la au milieu de la cour !

Vif comme l’argent, le vieux alla chercher la couverture et l’étala au milieu de la cour. Tout en battant fort des ailes, le coq remplit en un clin d’œil de vaches et de bœufs le clos et le jardin du vieux ; ensuite, il s’installa au beau milieu de la couverture et fit pleuvoir une montagne de louis d’or qui brillaient au soleil d’un éclat sans pareil ! Devant tant de richesses, le vieux ne savait plus où donner de la tête, tellement il était heureux. Il ne se lassait pas de caresser son coq et de l’embrasser.

Cependant la vieille arriva elle aussi, venant on ne sait d’où. Lorsqu’elle aperçut tant de richesses, ses yeux s’allumèrent de jalousie et son méchant cœur en fut meurtri.

- Dis donc, le vieux, dit elle feignant la gêne, pourrais tu me donner quelques louis d’or à moi aussi ?

- Que nenni, la vieille ! Tu pourras en faire ton deuil ! Te souviens-tu de ta réponse quand je t’ai demandé des œufs ? Eh bien, ton tour est arrivé : va battre à présent ta poule, afin qu’elle t’apporte des jaunets ; c’est ainsi que je m’y suis pris avec mon coq, et tu sais très bien à cause de qui !... Tu vois bien ce qu’il m’a rapporté !

La vieille se rendit sans plus attendre au poulailler, attrapa sa poule par la queue et lui administra une volée de coups qui faisait vraiment pitié à voir.

Dès qu’elle put s’échapper des mains de la vieille, la poule se mit à courir, elle aussi, les chemins.

Et comme elle cherchait l’aventure, la voilà qui observe sur la route une petite perle en verre toute brillante : elle l’avale aussitôt.

Puis, sans plus tarder, elle revint à la maison de la vieille, chantant à tue tête : Cot ! cot ! cot !...

Toute joyeuse, la vieille sortit à sa rencontre. Mais la poule empressée sauta par dessus la barrière, passa vite près de la femme et courut se nicher dans le pondoir. Après une bonne heure d’attente, elle en sortit en caquetant sans répit.

Ravie, la vieille femme accourut pour voir ce que la poule avait pondu. Mais lorsqu’elle regarda dans le nid, quelle ne fut sa surprise ? Sa poule lui avait pondu une perle en verre !... Croyant que sa poule s’était moquée d’elle, la vieille se mit en colère et tout en attrapant la pauvre volaille, elle commença à la frapper tant et si fort qu’elle finit par la tuer.

C’est ainsi que cette vieille femme avare et insensée tomba dans la misère. Elle pouvait dorénavant se nourrir de souvenirs au lieu d’œufs. Pourquoi avait elle eu ainsi besoin de maltraiter sa pauvre poule et de la tuer, alors qu’elle n’était pour rien dans ses malheurs ?

Pendant ce temps le vieux, qui était devenu très riche, se fit bâtir une nouvelle maison, entourée de beaux jardins où il vivait très heureux. Par charité, il prit la vieille auprès de lui et en fit sa fille de basse cour. Quant au coq, il se faisait un grand honneur de l’emmener partout où il avait à faire. Il l’avait paré d’un beau collier de louis d’or, l’avait chaussé de petites bottes jaunes à éperons, tant et si bien qu’on eût dit un bel arlequin, et non plus un vrai coq, prêt à mijoter dans un bon vin.

Repost 0
Published by www.seine-et-danube.com - dans DES CONTES
commenter cet article

Présentation

  • : Revue Seine & Danube
  • Revue Seine & Danube
  • : Seine & Danube est la revue de L'Association des Traducteurs de Littérature Roumaine (ATLR). Elle a pour but la diffusion de la littérature roumaine(prose, poésie, théâtre, sciences humaines)en traduction française.
  • Contact

Parutions récentes :
•Mircea Cărtărescu a réécrit son mythique poème Le Levant en l’adaptant partiellement en prose. Nicolas Cavaillès s’est attelé à la tâche, les éditions POL l’ont publié : il est paru en décembre dernier.
•Le recueil de poèmes de Doina Ioanid est enfin en librairie. Boucles d’oreilles, ventres et solitude, dans la traduction de Jan H. Mysjkin est paru en novembre aux éditions du Cheyne.
Esclaves sur Uranus de Ioan Popa est paru début décembre aux éditions Non Lieu dans la traduction de Florica Courriol. Le lancement, en présence de l'auteur, le 11 décembre à la librairie l'Âge d'Homme a rencontré un beau succès. A lire, un article dans Le Monde des Livres, dernier numéro de décembre 2014.
L’anonyme flamand, roman de Constantin Mateescu est paru en décembre aux éditions du Soupirail, dans la traduction de Mariana Cojan Negulescu. Suivez les déambulations du professeur taciturne dont c’est l’anniversaire : le roman retrace cette journée de sa vie entre réflexions et souvenirs de sa femme aimée.
• Max Blecher eut une vie très courte mais il a laissé une œuvre capitale. Aventures dans l’irréalité immédiate vient d’être retraduit par Elena Guritanu. Ce texte culte est publié avec, excusez du peu, une préface de Christophe Claro et une postface de Hugo Pradelle. Les éditions de l’Ogre ont fait là un beau travail car elles publient sous la même couverture Cœurs cicatrisés, le deuxième des trois seuls romans de cet auteur fauché par la maladie en 1938.
• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

Recherche

Numéro courant et archives

Cliquez ici pour retourner à l'éditorial du numéro courant

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 6

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 5 

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 4

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 3 

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 2

Cliquez ici pour consulter l'éditorial du numéro 1

... des traducteurs invités

Faustine Vega

L'ATLR, c'est quoi?

L'Association des traducteurs de littérature roumaine (loi 1901) a été fondée à Paris en décembre 2006.  Son objet est de favoriser la diffusion de la littérature roumaine en langue française par tout moyen.  Son siège social est situé à  l'Institut Culturel Roumain de Paris.sigle atlr

L'ATLR a organisé en avril 2008 à Paris les Premières rencontres internationales de traducteurs de littérature roumaine. Ces deux journées d'ateliers ont réuni 17 traducteurs littéraires de 18 pays.

La revue Seine&Danube, nouvelle série, a vu le jour en janvier 2010. Deux numéros ont paru sous la houlette de Nicolas Cavaillès, son premier rédacteur en chef.

Seine&Danube est le résultat du travail de tous les membres de l'association.

Président : Dumitru Tsepeneag

Secrétaire : Laure Hinckel

Trésorière: Mirella Patureau