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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:04

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N6

 

Le récit suivant est tiré de Camera cu maşini de scris (La chambre des machines à écrire, 1997). 

Carletto est un nain chétif, à la figure ratatinée. Il habite la moitié d’une barque renversée, posée sur un soubassement en ciment et complétée par une porte fabriquée à partir de quelques douvelles. Lorsqu’il pleut, les gouttes tambourinent comme autrefois les baguettes, quand Rilva faisait le saut de la mort, tandis que lui courait se cacher sous le tapis rouge, en mimant un terrible effroi. C’était son numéro le plus important, mais la direction le lui a retiré, le soir où il a été réellement effrayé, car Rilva, dans son maillot rouge, venait de rater un mouvement et lui avait laissé comprendre par un dernier sourire que lui, sous son tapis rouge, serait désormais orphelin.

Chaque fois qu’il pleut, lui reviennent ce sourire et son propre effroi, si naturel qu’il s’était propagé à quelques gamins, qui s’étaient mis à crier, alors que le roulement des tambours ne s’arrêtait pas, comme si on attendait un miracle.

C’est Anselmo, le nain polyglotte, qui a répandu le bruit que Carletto avait poussé un cri trop aigu, de manière que Rilva avait manqué le rythme, embrouillant le tout. Personne n’avait ouvertement accusé Carletto, mais beaucoup avaient commencé à l’éviter. Il n’était pas non plus le partenaire de la fille qui avait remplacée Rilva. Furieux, il avait boycotté les deux autres numéros qui lui étaient restés. Il ne se pliait pas comme il fallait dans la boîte magique de Carnaglorio, et au lieu d’apparaître coupé en deux, on le voyait blotti avec deux colombes sur les épaules et deux canetons entre les jambes. Pendant son numéro de clown musical, au finale, lorsque l’orchestre entame Les Vagues du Danube, l’eau ne jaillissait pas en jets bien rythmés de son accordéon, mais, pour une raison ou une autre, elle imbibait son pantalon et ses larges bottines. Bien que le cirque appartienne à l’État, on lui refusa une pension en raison d’incompétence professionnelle. Carletto s’en était tiré grâce à un vieux hobby, qu’il exerçait en cachette depuis une bonne décennie.

La voix du dictateur lui était devenue une seconde voix. Chaque jour, il l’écoutait au transistor dont il ne se séparait jamais. Les nuits où il n’arrivait pas à s’endormir, il se faufilait du côté de la cage des hyènes et là, sur le fond de leurs cris, il préparait toutes sortes de sketchs. Il profitait des courtes pauses entre deux grognements prolongés pour moduler sa voix de telle sorte que, aussi modérément qu’ait semblé s’exprimer le dictateur, son ton grandiose fût néanmoins exact jusque dans la moindre syllabe. Au bout d’un certain temps, il avait réussi à se familiariser avec tous les secrets du phrasé, les préférences, les manies, les répétitions, les bons mots, les réprimandes, les irritations, les emportements causés par l’épuisement nerveux ou les exaltations noyées dans un océan d’applaudissements. Le contrepoint aux hyènes l’avait contraint à être bref, à convaincre d’un seul coup. Ses sketchs ne duraient pas plus de quelques minutes, mais Carletto y avait condensé l’essence d’un destin. Et ainsi, à l’arrivée de la démocratie, il était prêt.

Les sketchs avec le dictateur récemment fusillé arrivaient à pic, tout comme les boutiquiers et les prostituées, les édicules de chiromancie et les films en relief. Carletto avait l’occasion de faire montre de tout son art. Sa taille et sa gueule pitoyables n’étaient qu’un obstacle mineur vite surmonté ; il suffisait d’entendre sa voix, exprimant toute la prestance et la grandeur du dictateur.

Le nain ne laissa pas traîner les choses. Il explora un certain nombre de squares et choisit quelques bosquets stratégiques, où il pouvait entrer et sortir sans être vu. Les jours fériés, quand les couples se promènent avec leurs enfants, les uns avalant, debout devant les baraques, des petites saucisses grillées, les autres se mettant de la barbe à papa jusqu’aux oreilles, au milieu des jappements de chiens se poursuivant parmi les clochettes folkloriques des jeunots qui font la cour aux filles à tresses, quoi de plus réussi que d’entendre brusquement s’élever d’un bosquet la voix imposante de celui dont jusque-là personne n’aurait osé imaginer qu’il pouvait se retirer dans un lieu si écarté. Carletto pariait sur cet effet de surprise pour capter l’attention des auditeurs et faire taire tous les bruits comme par un coup de baguette magique. Venait ensuite le sketch proprement dit, assez bref, mais allant droit au but.

Pour ceux qui apprécient son numéro, le nain a accroché à une branche, bien visible, une boîte de conserves avec l’étiquette suivante : LE DISCOURS DU DICTATEUR. Pour qu’on ne s’étonne pas que la voix vienne de si bas, Carletto prend avec lui dans le bosquet une petite chaise pliante, sur laquelle il se tient debout pendant son sketch et se repose, en attendant le moment propice. Pour se protéger contre la pluie, il s’est muni d’un sac en plastique, et pour imiter les applaudissements et autres effets spéciaux – sirène d’usine, bruits de batteuse, poinçonneuse, marteau-piqueur, et cetera –, il se sert d’une magnétocassette à piles. Et comme les chiens flairent les nains de loin et aboient à tue-tête après eux, Carletto s’est acheté au marché aux puces un spray anglais, Cat’s friend, dont le résultat est époustouflant.

En revanche, ce qui le chagrine, c’est de ne pas voir les visages des spectateurs, c’est de devoir se passer de la juste récompense de leur joie. Cette condition de dictateur anonyme lui pèse un peu plus chaque jour. Le feuillage poussiéreux des bosquets lui apparaît comme la fenêtre grillagée d’une prison. Il aimerait l’écarter un tant soit peu, au moins à la fin du sketch, quand une main jette quelques pièces dans la boîte de conserves. Voir l’expression des gens qui apprécient son art, sentir en direct l’émotion qui transfigure leurs traits, voilà la chose la plus estimable pour un artiste. Les dix ans de grands et humbles efforts nocturnes auprès de la cage des hyènes trouveraient ainsi leur gratification bien méritée. Mais son corps chétif et sa figure ratatinée lui interdisent d’aspirer à cette prime à laquelle le moindre figurant a droit, même s’il ne fait que montrer son échine étirée ou l’ovale symétrique de son visage.

Tels sont les faits sur le plan de la satisfaction artistique ; quant au plan pécuniaire, c’est infiniment plus triste. La poignée de sous offerts par les amateurs du sketch suffit à peine pour sa maigre nourriture, ses déplacements et, de temps à autre, un paquet de gros cul. En plus, des vauriens de tout poil s’amusent à jeter toutes sortes de choses dans sa boîte de conserves : un bout de papier de verre, un bouton, une photo pornographique. Quant aux enfants, c’est terrible ; ils veulent toujours fourrer leur nez dans le bosquet. Les parents ne les laissent pas faire, mais parfois un galopin réussit quand-même à tromper leur vigilance et furète autour de lui, piquant ça et là dans le bosquet avec un bout de branche comme s’il traquait une misérable bête, car c’est bien ainsi que le nain se sent en des moments pareils. C’est aussi la raison pour laquelle il décide de dérouter l’adversaire, en changeant de squares et de bosquets, en évitant la proximité des cinémas, car les jeunes qui sortent d’un film sont les pires chamailleurs.

Un beau jour, il se passa une chose incroyable : il trouva dans sa boîte de conserves quatre billets de dix dollars. Il venait de rentrer dans sa barque, mouillé et grelottant à cause de l’orage qui avait éclaté. Cependant, les dollars n’étaient pas mouillés, ce qui signifie qu’ils avaient été déposés dans sa boîte, l’orage fini, par un passant, sans rapport avec son sketch terminé depuis longtemps. Carletto avait été obligé de rester caché à cause d’un groupe de retraités, qui semblaient collés au banc devant le bosquet. Il ne voulait pas encourir le risque de faire capoter sa carrière. Tant que je reste inconnu, les affaires marcheront bien, se disait-il, mais dès qu’on apprendra quel avorton maîtrise si bien la voix du dictateur, je mourrai de faim. Incognito, Carletto se sentait fort, comme s’il s’appropriait une partie de la force et de l’énergie du dictateur.

De temps en temps, Carletto rencontrait dans le square l’un de ses fans, qu’il réussit à reconnaître en dépit du feuillage derrière lequel il se cachait. Il mémorisait leurs voix, ou bien l’image d’une manchette, une oreille, un pan de leur coiffure ou de leur crâne d’œuf, ou encore, un quelconque objet dont ils ne se séparaient jamais : un parapluie, une canne ou même une paire de jumelles, par exemple. Et lorsqu’il rencontrait l’un d’eux, le nain le dévisageait de bas en haut avec un sourire d’une oreille à l’autre, alors que celui-ci le prenait pour un fou ou un insolent. Hé, hé, ricanait-il en silence, je vous mène tous en bateau ; votre taille étirée ne vous est nullement favorable ; c’est moi qui détiens le sceptre présidentiel.

Tout content d’être le seul à connaître le secret et riant sous cape de l’ignorance des autres, Carletto arrive chez lui et se laisse bercer par une douce rêverie. Des reflets d’eau entrent par la porte ouverte, car sa barque est ancrée près du lac, à l’ombre d’un saule. Dans la cavité voûtée, à la pénombre, les lumières ondoient de temps en temps et le clapotis apaisant des vaguelettes s’entend de loin comme le murmure de la mer dans un coquillage. En de pareils moments, étendu sur le matelas couvert du tapis rouge que la direction du cirque, prise de pitié, lui a laissé comme souvenir, Carletto s’enfonce dans ses divagations. Maintenant, par exemple, après avoir mis les dollars en lieu sûr, il s’imagine qu’ils proviennent d’un imprésario étranger, enthousiasmé par son numéro. Ces quarante dollars ne sont que l’acompte d’un prochain contrat pour une tournée nationale ou internationale, car le dictateur était bien connu dans le monde entier – des reines l’avaient promené dans leurs calèches, des banquiers et des artistes célèbres l’avaient applaudi, et cetera… En temps utile, l’imprésario lui proposera le contrat.

À mesure que le soleil disparaît de l’autre côté du lac, la coquille du nain s’assombrit. Sans les reflets lumineux, les planches de la barque et les douvelles de la porte reprennent l’air de n’importe quel vieux bois, toutes crevassées, usées et pourries qu’elles soient en dépit du goudron et de la peinture qui les couvrent abondamment. Le voile doré de ses illusions tombe de ses yeux, et petit à petit lui revient la brutale réalité. Pourtant, les dollars sont bien là, il peut les toucher. Mais alors, qu’est-ce qu’ils peuvent bien signifier ?

Carletto sort de sa barque, monte sur la petite chaise pliante, s’accroche à une branche du saule, saute et réussit, en appuyant ses pieds sur quelques nœuds, à s’élever jusqu’au creux un peu plus haut. Il y enfonce sa main, la retire, et compte et palpe longuement les quatre billets de dix dollars chacun. Ensuite, il les range de nouveau dans le creux et descend, soulagé. S’il n’y avait eu qu’un seul billet, il aurait pu croire que le vent l’y avait amené, mais quatre, non, pas possible ! De toute évidence, personne n’est si rêveur qu’il donne des billets verts à la place d’argent autochtone. Le nain s’endort, déconcerté, et rêve d’un tremblement de terre : le saule s’arrache de ses racines et tombe en morceaux dans le lac qui s’en vont vers le barrage. Il se réveille en criant « Mes dollars ! » et se cogne la tête contre le fond de la barque. Résultat : pendant toute une semaine, il se promène avec une bosse sur le front et n’ose pas dévisager l’homme aux jumelles, croisé par hasard.

L’idée que les dollars pourraient être faux l’amena à les laisser intouchés dans le creux de l’arbre. Il les avait presque oubliés, quand il trouva dans sa boîte de conserves quatre autres billets identiques. Carletto n’eut pas le temps de s’étonner ; il trouva avec les billets un message expliquant tout et rien, mais qui lui donna le frisson. Sur un bout de papier arraché à un cahier de maths, une main brouillée avec la calligraphie avait écrit : « Finie la comédie, nous savons qui tu es. Pour quarante dollars par semaine, ‘le dictateur’ va prononcer notre discours ! LES AIGLES DE L’AVENIR. » Au verso, la même main avait gribouillé un texte intitulé DISCOURS. Carletto n’osa pas le lire.

C’est donc cela, ils veulent racoler le dictateur ! Ces vilains aigles lui offrent le prix de la trahison. Il faisait froid dans la barque, un vent glacial entrait de tous les côtés. Le nain posa sa main sur la poitrine et sentit son cœur battre la chamade. Personne au monde n’avait le droit de lui piquer le dictateur : le dictateur était à lui et à lui seul ! Dix ans de suite, pendant ses nuits sans sommeil, à côté de la cage des hyènes, il avait peiné à s’approprier sa voix, voire sa personnalité, et maintenant qu’il était arrivé à la perfection, on osait lui disputer ce qui faisait le sens d’une vie ; lire n’importe quel immonde discours équivalait à la mutilation d’un idéal. Le dictateur deviendrait une marionnette docile, ainsi que, du même coup, Carletto. Non, jamais de la vie il n’acceptera un tel pacte ! Le dictateur restera comme il l’a conçu, il ne changera rien au texte du sketch, même pas une virgule, autrement il ne pourra plus regarder ses fans dans les yeux, ni les autres d’ailleurs, car il se sentirait coupable, un traître, un homme de rien.

Une fois cette décision prise, le nain se hâte de retirer les quarante premiers dollars de leur cachette et les glisse avec ceux d’aujourd’hui dans une enveloppe, sur laquelle il écrit : Aux Aigles de l’Avenir. Le lendemain, dans le square, après avoir exécuté son numéro, il sort furtivement de son bosquet, mais laisse la boîte de conserves à sa place, y ayant déposé l’enveloppe avec les quatre-vingts dollars. Puis il reste jusqu’au soir caché dans le bosquet en face dans l’espoir que quelqu’un viendra prendre l’enveloppe ; en vain, personne ne vient.

Finalement, il reprend lentement le chemin du retour, abandonnant boîte de conserves, dollars, bosquet et square. Que les Aigles de l’Avenir se débrouillent tout seuls, se dit Carletto, on ne m’achètera pas !

Une semaine plus tard, dans un autre square, après le spectacle, le nain trouve dans sa nouvelle boîte de conserves un autre message, de la même écriture rebelle. Cette fois-ci, il s’agit d’une menace : « La prochaine fois tu vas lire LE DISCOURS. C’est marche ou crève. Les Aigles de l’Avenir ne plaisantent pas. » Au verso se trouve un texte intitulé DISCOURS, le même ou un autre, Carletto ne peut pas le savoir. Dans sa carapace enténébrée, sur le matelas couvert du tapis rouge, écoutant le sifflement du vent parmi les branches du saule, regardant les troubles lueurs du crépuscule sur les planches courbes, le nain se dit que ces aigles sont probablement une bande de maniaques et rien d’autre. Seulement, cette fois-ci, ils ne soufflent pas mot de dollars. Dans leur fureur folle, pensées, promesses et projets tourbillonnent dans leurs têtes, et en fait, ils ne savent pas eux-mêmes ce qu’ils veulent.

Le samedi, jour où il doit lire LE DISCOURS, Carletto ne se produit dans aucun square ; il veut clairement montrer à ces jeunes exaltés qu’il refuse de collaborer, que son art n’est pas à vendre.

Il reste toute la journée sous le saule, se promène le long de l’eau, donne quelques coups de pinceau de plus aux jointures de sa barque. Avec un gamin, il court derrière un papillon jusqu’à ce que la bestiole disparaisse parmi les branches du saule. Peu après, Carletto le voit sur le bord du creux, ses ailes blanches scintillant singulièrement dans l’ombre verte. Au même moment lui vient une idée : s’il partageait son secret avec seulement une personne ? Il secouerait le fardeau qui lui pèse tant ; il se sentirait un homme libre, un vrai artiste. Et hop, il prend la main du gamin, le fait asseoir à ses côtés au bord du lac et prononce son sketch, plus enflammé que jamais. Dans le soir qui s’avance doucement, on voit pour la première fois la voix grave et imposante du dictateur naître de cet être difforme, jaillir de cette bouche tordue, s’élever dans l’air, flotter au-dessus du saule, au-dessus du lac, et finir par se perdre dans les nuages rougis par les derniers reflets du crépuscule.

Le gamin était tellement épaté par cette effusion de forces si longtemps réprimées, qu’il ne faisait que murmurer de temps en temps : « Le dictateur ! Le dictateur ! », en montrant Carletto du doigt, comme il avait montré le papillon, quand ils l’avaient poursuivi ensemble.

La nuit venait de tomber. Le gamin était parti depuis un bon moment. Carletto était toujours au même endroit au bord du lac. Pétrifié, il pensait à l’événement merveilleux qui venait d’avoir lieu et qui changerait le cours de sa vie. Dès maintenant rien ne pouvait l’effrayer. L’admiration pure du gamin lui inspirait la force de braver toutes les épreuves. Et, lentement, presque sans s’en rendre compte, le nain se mit à imiter le dictateur, tout en contemplant son visage dans les ondes du lac. Arrivé au point où son sketch nécessitait le bruit d’une poinçonneuse, il voit dans l’eau le visage de l’homme à la paire de jumelles apparaître près du sien. Carletto se réjouit de trouver dans ce moment privilégié son fan préféré à ses côtés et s’imagine déjà son étonnement, qui ne manquera pas de surpasser celui du gamin, vu son ignorance jusque-là. Il s’apprête à se retourner pour s’excuser que le sketch ne soit pas parfait, puisque le son cadencé de la poinçonneuse manque, lorsqu’une main le prend au cou et lui pousse la tête sous l’eau, le tenant ainsi le temps qu’il faut pour que la voix du dictateur se taise pour toujours. Puis la main abandonne sa prise et la pointe d’une chaussure renverse le cadavre monstrueux sur la rive.

Le lendemain, le gamin, arrivant sous l’ombre du saule, découvre le cadavre du nain. Il le traîne dans son cabanon et le pose sur le tapis rouge. Ensuite, ayant trouvé le pot de peinture, il écrit en majuscules sur le fond de la barque : LE DICTATEUR EST MORT.

Quelques jours plus tard, d’un bosquet dans un des squares de la ville, un autre nain-dictateur prononçait LE DISCOURS refusé par Carletto. Parmi ceux qui applaudissaient à qui mieux mieux, on remarquait un homme avec une paire de jumelles.

 

Traduit du roumain par Jan H. Mysjkin

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Published by Seine & Danube - dans DE LA FICTION
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•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

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