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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:00

 

 

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  cadre numero 1

 

 

Étrange personnage de la littérature roumaine moderne, Demetru Demetrescu-Buzau, qui a pris comme pseudonyme littéraire le nom fictif d’Urmuz, publia ses premières « Pages bizarres » en 1922, avant de se suicider en 1923. Son existence fut brève, sa carrière littéraire météorique, et son œuvre l’une des plus courtes possibles - quelques petits morceaux de prose et un poème. Néanmoins, grâce au culte que les jeunes écrivains lui dédièrent dès lors, Urmuz exerça une grande influence sur l’avant-garde roumaine des années 1920, 1930 et 1940, qui le considéra comme son ancêtre mythique. Son nom et ses quelques écrits ont été souvent mentionnés dans les pages des revues dadaïstes, constructivistes et surréalistes roumaines, telles que 75HP, Integral, Punct et surtout unu. Une de ces revues s’est tout simplement intitulée urmuz.

Magistrat de profession, et grand connaisseur de musique, Urmuz avait composé ses histoires absurdes bien avant leur publication, c'est-à-dire pendant les premières années de la décennie 1910. 

Il les envoya ensuite à des amis et les dissémina même auprès d’inconnus, dans des cafés et des restaurants. Très prudent quant à la publication de ses brefs écrits, Urmuz hésita longtemps avant de les envoyer à une revue littéraire, où, par hasard, ils  tombèrent entre les mains du grand poète moderniste Tudor Arghezi. Celui-ci comprit vite qu’il s’agissait de petits chefs-d’œuvre et commença à les publier au début des années 1920.

Après la mort de l’auteur, Arghezi, Ion Vinea et d’autres écrivains modernistes continuèrent à promouvoir l’œuvre hors du commun d’Urmuz, qui influença au fil du temps nombre de poètes connus tels que Tristan Tzara, Gherasim Luca, Isidor Isou, voire Paul Celan, et le dramaturge Eugène Ionesco.

Si l’on prend en compte la date de l’élaboration de ses textes en prose, et non pas leur date de publication, on peut considérer Urmuz comme un véritable précurseur du dadaïsme, comme du surréalisme, à l’échelle européenne.

 

Magda Cărneci

 

 

 

 

L'Entonnoir et Stamate

 

 

Un appartement bien aéré et composé de trois pièces principales, d’une terrasse vitrée et d'une sonnette.
Devant, le salon somptueux, dont le mur du fond est occupé par une bibliothèque en chêne massif, enveloppée toujours dans des draps trempés ... Au milieu, une table sans pieds, basée sur des calculs et des probabilités, soutient un vase contenant l’essence éternelle de la "chose en soi", une gousse d'ail, une statuette d’un prêtre (de Transylvanie) tenant un livre de syntaxe et … vingt centimes de pourboire ...
Le reste ne présente aucun intérêt. Il faut noter que cette pièce, toujours engloutie dans l'obscurité, n'a aucune porte et aucune fenêtre ; elle ne communique avec le monde extérieur que par un tuyau qui dégage parfois de la fumée et à travers lequel on peut avoir, pendant la nuit, un aperçu des sept hémisphères de Ptolémée, et pendant la journée, de deux êtres humains en train de descendre du singe ainsi que d'une série finie de gombos secs, à côté de l’Auto-Kosmos infini et inutile…
La deuxième pièce, qui est conçue tel un intérieur turc, est décorée avec beaucoup de faste et contient tout ce que le luxe oriental a de plus rare et de plus fantastique… D’innombrables tapis précieux, des centaines de vieilles armes, encore tachées de sang héroïque couvrent les colonnades de la salle, cependant que les murs immenses sont fardés, selon la coutume orientale, chaque matin, et d’autres fois sont mesurés avec un compas de crainte qu’ils n’aient rétréci pendant la nuit de manière aléatoire.
D’ici, au moyen d'une trappe sur le plancher,
on arrive, du côté gauche, dans une pièce souterraine qui constitue la salle de réception, et du côté droit, à l’aide d’un chariot mû par une manivelle, on pénètre dans un canal frais, dont personne ne sait où débouche l’une de ses extrémités, et dont l'autre, dans la direction opposée, mène à une pièce basse avec un plancher de terre battue et au milieu de laquelle se trouve un pieu auquel toute la famille Stamate est attachée.

II

Cet homme digne et huileux, de forme presque elliptique, en raison de la nervosité excessive due aux activités déployées au conseil municipal, est forcé à mâcher, presque toute la journée, du celluloïd cru, qu'il expulse ensuite, émietté et plein de salive, au-dessus de son enfant unique, gros, blasé et âgé de quatre ans, appelé Bufty... A cause d'un trop fort sens du devoir filial, le petit garçon, en feignant de ne rien observer, traîne un petit brancard, par terre, pendant que sa mère, épouse tondue et légitime de Stamate, participe à la joie commune en composant des madrigaux, signés par l'apposition d’un doigt.
Ces occupations assez épuisantes les divertissent à juste raison, et alors, l’audace les poussant parfois à l'inconscience, tous les trois regardent par des jumelles, à travers une fente dans le canal, au Nirvana (situé dans la même circonscription qu'eux, en commençant près de l'épicerie du coin), et y jettent des boules de miette de pain ou des tiges de maïs. D'autres fois, ils pénètrent dans la salle de réception et ouvrent des robinets expressément installés dans cet endroit, jusqu’à ce que l'eau, débordant, arrive à la hauteur de leurs yeux, sur quoi tous tirent avec joie des coups de pistolet dans l’air.
En ce qui concerne Stamate personnellement, l'activité qui le maintient occupé au degré le plus élevé est de prendre, la nuit, des instantanés photographiques des vieux saints dans les églises, qu'il vend ensuite à prix réduit à son épouse crédule et surtout à l’enfant Bufty, qui a sa propre fortune. Stamate n'aurait pratiqué pour rien au monde ce commerce interdit s’il n’avait été presque entièrement indigent, étant même contraint de rejoindre l'armée à l'âge d’un an dans le seul but d’aider, le plus vite possible, ses deux petits frères nécessiteux, dont les hanches étaient tellement proéminentes qu’ils avaient été licenciés de leur emploi.

III

Un jour, tandis qu’il était occupé par ses investigations philosophiques habituelles, Stamate eut l’impression, pour un instant, d’avoir mis le doigt sur l'autre moitié de la "chose en soi" lorsqu’il fut distrait par une voix féminine, une voix de sirène, qui le toucha directement au cœur  et qui s’entendait de loin, en se perdant comme un écho.
Courant à toute allure au tuyau de communication, Stamate vit, frappé de stupeur,  une sirène qui, avec une voix et des gestes séducteurs, dans l’air chaud et embaumé, étendait son corps lascif sur le sable brûlant de la mer... Luttant avec acharnement avec soi, afin de ne pas être en proie à la tentation, Stamate loua à toute vitesse un bateau et, en s’élançant au large, il boucha avec de la cire ses oreilles ainsi que celles de tous les matelots...
La sirène devenait cependant de plus en plus provocatrice... Elle les poursuivit au long des eaux, avec des chants et des gestes pervers,
le temps pour une douzaine de dryades, de néréides, et de tritons de surgir des largeurs et des profondeurs de la mer et d’apporter sur une superbe coquille de nacre un innocent et décent entonnoir rouillé.
Le projet de séduction du chaste et studieux philosophe pouvait par conséquent être considéré comme étant un succès. Il eut à
peine le temps de se glisser vers le tuyau de communication que les déesses de la mer avaient déjà déposé, avec grâce l'entonnoir près de son domicile, avant de disparaître, légères, espiègles, dans des rires fous et des cris d’allégresse, en glissant sur l'étendue des eaux.
Confus, affolé, désagrégé, Stamate eut à peine
le pouvoir de faire son apparition avec le chariot dans le canal... Sans perdre entièrement son sang froid, il jeta de la terre plusieurs fois sur l'entonnoir, et, après s’être régalé avec une bouillie d'oseille, il se jeta diplomatiquement par terre, gisant ainsi sans connaissance pendant huit jours fériés, le temps nécessaire selon la procédure civile, croyait-il, pour pouvoir ensuite prendre légalement possession  de l'objet.
Après cette période de temps, reprenant ses affaires quotidiennes et la posture verticale, Stamate se sentit totalement renaître. N’ayant jamais auparavant connu les frissons divins de l'amour, il se sentait à présent meilleur, plus tolérant, et l'agitation qu'il éprouvait à la vue de cet entonnoir l’incitait à se réjouir mais également à souffrir et à pleurer comme un enfant…
Il l’épousseta avec un chiffon, et, après lui avoir tamponné les trous principaux à la teinture d’iode, il le prit avec lui et le fixa, au moyen d’attaches de fleurs et de dentelles, en parallèle et à côté du tuyau de communication, et, au même moment et pour la première fois, accablé d’émotion, lui passa à travers comme de la foudre, en lui volant un baiser en chemin.
Pour Stamate l’entonnoir devint dès lors un symbole. C’était le seul être de sexe féminin équipé d'un tuyau de communication qui lui permît de satisfaire en même temps et les besoins de l'amour et les intérêts supérieurs de la science. Oubliant complètement ses devoirs sacrés de père et de mari, Stamate commença à couper avec une paire des ciseaux, chaque nuit, les attaches qui le maintenaient attaché au pieu, et, afin de donner libre cours à son amour illimité, il commença à passer de plus en plus fréquemment à travers l'entonnoir, en s'élançant à l’intérieur de celui-ci depuis un tremplin construit à cette fin, et en descendant ensuite, à une vitesse vertigineuse, en se tenant par les mains à une échelle mobile en bois, au bout de laquelle il résumait les résultats de ses recherches entreprises à l'extérieur.

IV

Les grands bonheurs sont toujours de courte durée... Un soir, venant faire son devoir sentimental usuel, Stamate constata, à sa surprise et déception, que, pour des raisons encore insondables, l'orifice de sortie de l'entonnoir s’était tellement obstrué que toute communication à travers lui était devenue impossible. Perplexe et soupçonneux, il se mit
à guetter, et la nuit suivante, doutant de ses propres yeux, il vit horripilé Bufty, déjà là-haut,  haletant, qu’on avait laissé entrer et passer. Assommé, Stamate eut à peine la force d’aller s'attacher seul au pieu.
Le jour suivant, cependant, il prit une suprême décision.
D’abord il serra son épouse dévouée dans ses bras, et, après l’avoir recouverte à la hâte d’une couche de peinture, il la plaça dans un sac imperméable et l’y cousit, dans le but de préserver intacte, pour plus tard, la tradition culturelle de la famille. Ensuite, au milieu d’une nuit froide et obscure, il prit l'entonnoir et Bufty et, les jetant tous deux dans un tramcar*, qui par hasard était en train de passer par là, il se débarrassa d’eux dédaigneusement dans le Nirvana. Toutefois, plus tard, le sentiment paternel l’emporta et Stamate, grâce à ses calculs et combinaisons chimiques, fit en sorte que Bufty, avec le temps et par le pouvoir de la science, occupât un poste de sous-chef de bureau.
Quant à Stamate, notre héros, jetant un oeil pour la dernière fois à travers le tuyau de communication, il regarda encore une fois le Kosmos avec ironie et indulgence. Se hissant ensuite pour toujours dans le chariot à manivelle, il prit la direction de l'extrémité mystérieuse du canal et, actionnant la manivelle avec une assiduité croissante, il court aujourd’hui encore, fou, diminuant toujours de volume, dans le but de pouvoir un jour pénétrer et disparaître dans l’infiniment petit.

                            (Cugetul românesc, 1922, n° 2)

* C’est un tramway tiré par des chevaux. 

 

 

Ismaïl et Turnavitu

 

Ismaïl se compose d’yeux, de favoris et d’une robe de bal et de nos jours on le trouve  avec difficulté sur le marché.
Autrefois, il avait l'habitude de pousser aussi dans le Jardin Botanique, et plus tard, grâce au progrès de la science moderne, on est parvenu
à en fabriquer un chimiquement, par synthèse. 
Ismaïl ne marche jamais seul. Pourtant on peut le trouver à environ cinq heures et demi du matin, errant en zigzag le long de la rue d'Arionoaia, accompagné d'un blaireau, auquel il est étroitement lié avec le câble d'un bateau et qu’il mange, cru et vivant, pendant la nuit, après lui avoir d'abord cassé les oreilles et pressé un peu de citron dessus… Ismaïl cultive également d'autres blaireaux dans une pépinière située au fond d'un puits dans la Dobroudja*, où il les fait grandir jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de seize ans et qu’ils acquièrent des formes arrondies ; après quoi, à l’abri de toute responsabilité pénale, il les viole (je mettrais plutôt « déshonore ») l’un après l’autre et sans le moindre remord.
La plupart du temps, on ne sait pas où habite Ismaïl. On croit qu'il est conservé dans un bocal situé au grenier de la maison de son vieux père, un gentil vieil homme au nez aplati par une presse et entouré par une petite haie.  Il est dit que celui-ci, par trop d’amour paternel, le tient ainsi séquestré pour le protéger des piqûres des abeilles et de la corruption de nos mœurs électorales.
Toutefois, Ismaïl réussit à s’échapper de là-bas trois mois par an, pendant l'hiver, quand son plus grand plaisir est de s'habiller d’une robe de gala constituée d'un couvre-pieds décoré de grandes fleurs couleur rouge brique, et puis de s'accrocher aux poutres des diverses bâtisses en construction, le jour où l’on fête leur crépissage, dans le but unique d’être offert par le propriétaire comme récompense et distribué aux ouvriers... De cette manière espère-t-il contribuer sensiblement à la solution de la question de la classe ouvrière...      
Ismaïl accorde également des audiences, mais uniquement sur le sommet de la colline près de sa pépinière de blaireaux. Des centaines de solliciteurs de postes, d’aides financières et de bois de chauffage sont d'abord introduits sous
un abat-jour énorme, où chacun est obligé de couver quatre oeufs. Ensuite ils sont mis dans un wagon du funiculaire à ordure de la mairie et transportés à une vitesse vertigineuse jusqu’à Ismaïl, par un ami à lui - qui lui sert également
de salami - appelé Turnavitu, un personnage étrange, qui, pendant la montée se livre à sa mauvaise habitude de demander aux solliciteurs de lui promettre des billets doux, sinon il les menace de renverser les wagons.
Pendant longtemps Turnavitu n'était qu'un simple ventilateur dans divers cafés grecs sales, situés dans les rues Covaci et Gabroveni** à Bucarest. Ne pouvant plus supporter le relent qu'il était forcé d'aspirer dans ces endroits, Turnavitu fit quelque temps de la politique et réussit ainsi à être nommé ventilateur d’État, dans les cuisines de la caserne de sapeurs-pompiers "Radu Vodã".
C'était pendant une soirée dansante que Turnavitu rencontra Ismaïl. Après lui avoir parlé de l'état misérable dans lequel il se trouvait en raison de toutes sortes de machinations, Ismaïl, cœur charitable, le prit sous sa protection. Il promit de lui offrir cinquante centimes ainsi qu’une ration de nourriture par jour contre la seule obligation pour Turnavitu de servir de chambellan aux blaireaux ; et de le croiser chaque matin dans la rue d'Arionoaia, feindre de ne pas le voir pour se permettre de marcher sur la queue du blaireau qui l’accompagne et ensuite lui présenter des excuses pour son manque d’attention, enfin lui permettre d’encenser***  la robe d’Ismaïl avec un blaireau à barbe plongé dans de l’huile de colza, en lui souhaitant prospérité et bonheur...
Toujours pour plaire à son bon ami et protecteur, une fois par an Turnavitu prend une fois l’an la forme d'un bidon et au cas où il est rempli de pétrole lampant à ras bord, il entreprend un long voyage, d’habitude à Majorque et à Minorque : la plupart de ces voyages se composent de l’aller, de l’accrochage d’un lézard à la poignée de la porte de l’administration portuaire, et puis du retour dans la patrie...
Pendant l'un de ces voyages, Turnavitu attrapa un horrible rhume qu’il passa à son retour à tous les blaireaux, à tel point que leurs fréquents éternuements empêchèrent Ismaïl d’en jouir à discrétion. Turnavitu fut immédiatement congédié.
Extrêmement sensible et ne pouvant pas supporter une telle humiliation, Turnavitu, désespéré, mit alors en application le plan funeste de se suicider, ayant d'abord pris la précaution de retirer ses quatre canines de sa bouche...
Avant de mourir, il se vengea terriblement d’Ismaïl, arrangeant le vol de toutes ses robes, y mettant le feu sur un coin de terrain vague, avec du pétrole lampant qu’il avait extrait de lui-même. Ainsi réduit à l'état pitoyable d’être composé seulement d’yeux et de favoris, Ismaïl eut à peine la force de ramper jusqu'au bord de sa pépinière de blaireaux ; là, il tomba en décrépitude et tel est son état jusqu’au jour d’aujourd’hui...


                           (Cugetul românesc, 1922, n° 3)


* Région au sud-est de la Roumanie, au bord de la
Mer Noire.
** Ces rues existent encore à Bucarest.
*** « a maguli » en roumain signifie à la fois flatter et encenser
 


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Published by Seine & Danube - dans DE LA POESIE
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Esclaves sur Uranus de Ioan Popa est paru début décembre aux éditions Non Lieu dans la traduction de Florica Courriol. Le lancement, en présence de l'auteur, le 11 décembre à la librairie l'Âge d'Homme a rencontré un beau succès. A lire, un article dans Le Monde des Livres, dernier numéro de décembre 2014.
L’anonyme flamand, roman de Constantin Mateescu est paru en décembre aux éditions du Soupirail, dans la traduction de Mariana Cojan Negulescu. Suivez les déambulations du professeur taciturne dont c’est l’anniversaire : le roman retrace cette journée de sa vie entre réflexions et souvenirs de sa femme aimée.
• Max Blecher eut une vie très courte mais il a laissé une œuvre capitale. Aventures dans l’irréalité immédiate vient d’être retraduit par Elena Guritanu. Ce texte culte est publié avec, excusez du peu, une préface de Christophe Claro et une postface de Hugo Pradelle. Les éditions de l’Ogre ont fait là un beau travail car elles publient sous la même couverture Cœurs cicatrisés, le deuxième des trois seuls romans de cet auteur fauché par la maladie en 1938.
• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

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