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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 00:00

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Lien vers la traductrice

 

L’extrait ici publié est le chapitre 13 du grand roman Adieu, l’Europe!, écrit entre 1982 et 1985.  Il ne fait aucun doute que s’il avait eu la chance de passer le rideau de fer, ce livre aurait été publié à l’Ouest où il aurait révélé l’existence de la force sourde et violente coulant dans les veines d’une résistance roumaine dramatiquement contrainte au silence.

 

 

 

 

Où les héros font connaissance du côté obscur d’un théâtre et de ses caves. Ils parviennent, au terme d’une déambulation initiatique et compliquée, au magasin dans lequel, en compagnie d’autres historiques plâtres et cartons-pâtes, sera entreposé, pour le repos éternel et l’oubli, le buste du grand Classique. Ensuite, c’est le coup de théâtre et nos héros obtiennent la céleste faveur de vivre ensemble une expérience sublime de la condition humaine, moderne et contemporaine… Les ripailles des puissants continuent. L’histoire, telle un bulldozer aveugle et cruel, avance droit devant, toujours droit devant 



 


Le théâtre n’était pas éclairé. Nous entrâmes comme des voleurs, dans le plus grand silence. On aurait dit une crypte mystérieuse et vaste, celle d’une tribu ou d’une religion victimes d’une inexplicable disparition. Ici, je me disais, les vérités et les mensonges, les espoirs et les illusions de nos vanités dorment de leur sommeil éternel. Ça sentait d’ailleurs le mot assassiné, la phrase en putréfaction. (« On commence à écrire - disait un des grands dramaturges français de la dernière vague d’aboyeurs invertis porno gauchistes - dès qu’on a cessé de trahir. »)

Personnellement, je déteste cette manière de Mot et Vie. Dans un monde où même les enfants de maternelle font semblant, portent le masque - et non pas un seul, mais dix -, un art de la transsubstantiation des caractères et des destins me semble inutile et faux. A chaque coin de rue, dans chaque petit appartement, se jouent de menues tragédies et de gigantesques comédies tristes, bien supérieures, par la vérité et les larmes, à tout ce qu’ont dit les classiques à propos de la comédie humaine.

Un Hamlet qui, par exemple, sachant parfaitement qui est l’assassin de son père, mime la reconnaissance et joue le chien soumis à ses pieds me semble bien plus douloureux et plus tragique que ne le seront jamais les vengeances chevaleresques du prince du Danemark…

Richard III, devenu symbole d’humanité et d’héroïsme, adoré dans les temples par des poètes et des prêtres, voilà une tragédie moderne adaptée aux histoires que nous vivons. Chez nous, Godot est arrivé, mille bouffons l’applaudissent et l’adorent, Godot est Personne et il est pourtant Tout ; il se sent bien ; et là est le véritable, l’unique malheur : notre Godot à nous ne s’en va plus, ne veut plus partir, il n’a pas où aller… Chez nous, le Roi ne « se meurt pas » du tout, il chevauche deux millénaires d’histoire, il se prépare déjà à l’éternité obligatoire et définitive…

En France, quelques fonctionnaires ennuyés s’étonnent, voient passer en courant et avec fracas un rhinocéros. Chez nous, dix rhinocéros pensionnaires, rêvant de café et d’événements, attendent depuis des dizaines d’années, de manière inutile et stupide, de voir l’Homme-homme ou du moins l’Enfant-enfant passer en courant, nu, dans la ville définitivement rhinocérisée, vivant une vie de rhinocéros, fabriquant et vendant de la rhinocérite aux diplomates Béranger qui viennent en visite d’admiration et d’échanges d’expérience.

Nous traversions à présent, en file indienne, la scène vide, scène qui n’a jamais vu la couleur d’un vrai personnage de paysan, ou de mineur véritable : ici, affirmaient les très savantes « pipelettes » de ma femme, les problèmes du peuple réel sont réduits à quelques bouffonnades qui donnent l’occasion de démasquer (avec beaucoup de sympathie et de compréhension), non pas les voleurs et les grands criminels, mais les petits hommes d’affaires, les marchands sous le manteau, les comptables, les prostituées, les directeurs qui se graissent la patte, de très rares ministres qui voyagent à l’étranger avec leurs secrétaires, gourgandines coquettes et dames un peu folles… et pourtant, la scène ceinte de tentures noires, gigantesques, m’horrifia.

L’impression de « sacré », d’autel, de sacrifice, de temple païen persistait. C’est peut-être ici que notre langue sera tranchée, c’est peut-être sur cette scène que nous hurlerons, dans les moments d’une ultime agonie de désespoir, « Adieu, l’Europe ! » et pendant ce temps le dragon asiatique, qui nous tient depuis longtemps dans ses griffes, nous mastiquera lentement, sous les yeux crétins de la presse internationale libre… On aurait dit l’enfer et si j’avais cassé une planche, si j’avais tiré un lambeau de courtine, du sang en aurait coulé, du vrai sang, pas de l’encre rouge pour de faux.

Nous prîmes un escalier en spirale, nous descendions au sous-sol. Nous commençâmes, sur des marches hélicoïdales, à descendre. Le vermisseau artistique qui nous devançait tint à nous livrer quelques explications - et ce, alors qu’il ne nous connaissait pas du tout, mais c’est que nous ne faisions pas partie de la liste des gens dont il devait avoir peur - ne dépassant pas, bien entendu, son aire de spécialisation.

« Nous avons introduit, nous dit-il, quelques réformes idéologiques et de principe dans le système d’organisation de ces magasins de costumes anciens et d’accessoires. Vous le savez peut-être, notre théâtre est vieux de 125 ans. Mes prédécesseurs conservaient les costumes classés selon un ordre chaotique, par catégorie, selon les époques, les auteurs, les pièces. Par exemple, ils mettaient tout Molière ensemble, tout Shakespeare ensemble. Nous, nous avons introduit dans le classement de ces biens la lutte des classes comme principe socio-politique, comme moteur de l’histoire. J’espère que vous me comprenez - n’est-ce pas ?

Le drame et la comédie étant les deux faces de l’histoire, et son moteur demeurant la lutte éternelle entre les exploités et les exploitants, nous avons réfléchi à une réorganisation marxiste de ce chaos. Vous voyez, par exemple, nous  traversons en ce moment trois salles exclusivement réservées aux costumes des rois, des empereurs, des voïévodes, des boyards, des métropolites, des propriétaires terriens, des régisseurs, des usuriers, des bureaucrates, des activistes trop zélés, des bourgeois et des richards de dernière heure…

Pour les paysans, comme vous voyez, nous disposons de deux pièces séparées : la première est pour les costumes de fête, pour les vaudevilles, les hymnes, les montages poético - patriotiques : la deuxième salle est réservée aux haillons nationaux des paysans battus, pillés, morts de faim ou tués par les gendarmes au cours de différentes révoltes.

Vous observerez le même principe au chapitre des ‘ouvriers’ : voici une salle avec des salopettes neuves, des casques blancs, des chemises romantiques, pour les danses à thème, pour les scènes vivantes, commémorant diverses libérations, insurrections et toutes sortes de victoires du Sultan. Voici, maintenant, de ce côté, nous avons les restes du lumpenprolétariat du passé, casquettes léninistes, presses, tabliers de forges anciennes, costumes d’illégalistes, par catégorie : illégalistes en liberté, en garde à vue, en prison. »

« Splendide, s’exclama Limpi, c’est on ne peut plus suggestif, convainquant ! Il est dommage que Marx lui-même ne puisse voir ce qu’il nous est donné d’admirer. Je voudrais juste savoir une chose : quand vous cherchez quelque chose, vous trouvez rapidement ? Je veux dire, cet ordre nouveau est-il pratique dans l’exercice de votre travail ?
- Au diable ! s’exclama le vermisseau à moustaches anglaises. Il y a des catégories entières de héros positifs qui n’entrent dans aucune classification de classes sociales antagonistes. Par exemple : les bonnes cocottes, les reines modestes, les danseuses tristes, ou tout simplement les filles de petite vertu et les petites morues, victimes innocentes de la société de consommation, mais qui vivent dans une société où on n’a rien à consommer, sauf à se consommer soi-même…
- Les érudits, les enseignants, les intellectuels… », dis-je pour ajouter mon point de vue subjectif.

« C’est exact, approuva le guide savant. Toutefois, pour les érudits, nous avons choisi - et je crois que j’ai fait un excellent travail, réellement révolutionnaire - j’ai choisi de suivre le sacro saint principe du ‘qui n’est pas avec nous est contre nous !’. Deux journalistes américains, de passage par ici, étaient carrément enchantés de connaître mon point de vue. Oui, camarades et amis, les érudits , les intellectuels - et ceux qui réfléchissent et ceux qui ne font que lire -, je les ai séparés en deux catégories, dans deux salles : les positifs, qui ont pris la défense de la cause, je les ai mis avec les duègnes, les bons domestiques, les courtisans honnêtes ; les suspects et les dangereux - et ils sont majoritaires dans la littérature dramatique universelle -, je les ai mis… vous n’allez pas en revenir… dans la salle des militaires.

Oui. Je me suis dit, les armes et les armées, les penseurs et les idées, leur place, dans l’histoire et le théâtre, est ensemble. Eh, j’ai bien sûr rencontré aussi de grands ennuis : par exemple, avec les prêtres et les métropolites. Je ne savais pas où les placer. Auprès des rois, des bouffons, des savants, ou bien avec différents capitaines et colonels ? Vous croyez que c’est facile ? Ce n’est pas du tout facile. On a consulté, à ce sujet, le camarade métropolite d’Issarlik. Que croyez-vous qu’il nous a dit ? ‘Où voudra le Seigneur !’ Mais entre ce qu’il entend par ‘Seigneur’ et ce que comprend le Ministère de la rééducation ou le Conseil local des modèles et des idéaux, il peut y avoir une différence comme de la terre au ciel, non ? L’un veut du mou, l’autre du dur, chacun son truc…
 

   

Ce que je dois encore vous dire est le fait, presque miraculeux, que ce système de classement à nous, il inspire et offre des idées nouvelles, modernes, aux jeunes metteurs en scène qui abordent d’un œil tout neuf les textes anciens. Il suffit que l’un d’eux entre dans un de mes magasins, et d’un coup, on se trouve devant une vision neuve, fantastique, du texte classique ; il suffit que ce metteur en scène habille un roi en bouffon et un bouffon en maréchal - je vous donne un exemple au hasard - et la modernité de sa vision est tout prête. Lors de notre dernière première, on a joué Eschyle en salopette et maintenant, on répète un Molière conçu en costume national et sur une musique de cornemuse et flûte… »

Nous étions étonnés par tout ce que nous entendions, et encore plus étonnés par cette immense jungle de costumes, d’époques, de héros et anti-héros comme s’il en pleuvait. Cela sentait épouvantablement les rats en chaleur, les chiffons en train de pourrir lentement et les peaux graissées de toutes sortes de graisses. Rances.

La roideur pleine de stupeur de ces objets qui servirent un jour à vivre et à mourir à l’ombre des grands mots, joliment déclamés, projetés avec talent vers la salle (ou dans le néant), semblait taire un secret, une grande souffrance, une vérité vieille, immortelle, une métaphore et un monde mélancolique, de foire de toutes les vanités.

« Cette vie est ombre et rêve », était le chant favori de ce vieux paysan avec lequel j’ai partagé ma cellule de lépreux…
Le personnage gibbeux qui nous servait ses explications de guide et savant connu-dans-sa-rue n’arborait plus du tout l’air lâche et apeuré qu’il avait au moment où, vert et terreux, il fut présenté à Osmanescu dans l’entrée éclairée de mon appartement. Au milieu de tant de gloires et de grandeurs passées à trépas - réduits à l’état de numéros dans un inventaire dont il était le seul maître, il était bien normal que, demeuré victorieux et en vie, il se sente supérieur et malin. On vit à une époque bizarre, le simple fait de réussir à ne pas faire de prison (par exemple) équivaut à un diplôme d’intelligence, d’habileté, et de clairvoyance.

Si, par-dessus le marché, on a réussi à se « procurer » aussi un diplôme, sans être soupçonné de savoir plus qu’il ne faut, à occuper un poste peu exigeant avec maximale et multilatérale incompétence (changeant de conviction au gré du vent et de discours en fonction de ce qui est écrit dans le journal), alors on peut considérer qu’on est un homme qui a réussi, qui est heureux, qui se trouve bien à sa place.

L’oxyure théâtrologue semblait être un de ces braves fonctionnaires de l’adaptation, peut-être même un artiste de la lèche et du servilisme, professant la soumission avec héroïsme, dignité et même avec beaucoup, vraiment beaucoup de « science ».
Il sentait le pleutre et le ver de terre, il avait aussi un regard de porc, idiot, vermillant paisiblement dans la Culture et les Lettres ; je sentais ses mains, qu’il frottait à la manière d’un curé, je sentais qu’elles étaient humides, molles, sans os. Je crois que, le soir, il écrit des petites dénonciations (lesquelles, c’est nouveau, portent le nom de « rapports »), et que le jour il raconte des blagues correctes : d’ailleurs, il lit « correct », propose « correct », il « irréfléchit» « correct », ne se laissant acheter que petitement, discrètement, à l’abri d’une bonne couverture et en sachant qu’il peut compter sur des complices importants et costauds.

Il venait de marquer un grand coup : il s’était offert d’accorder asile au buste du grand maître. On l’avait entendu, on avait envoyé après lui. La nuit. Il exécutait maintenant, avec délice et bon espoir, une tâche délicate, politique, idéologique, culturelle. Il allumait dans les magasins que nous traversions, cela sentait de plus en plus la cave, la cellule, le réduit, la catacombe. Derrière nous, un portier toujours apeuré et un pompier de service (aux paupières rouges comme son casque) portaient, sur un brancard militaire, le plâtre en question et son support. Après, en train de décortiquer des graines de tournesol, suivait un des civils qui m’avaient battu : l’autre avait disparu.

Nous étions enfin arrivés au dernier débarras aux accessoires. Une ampoule nue éclairait d’un jaune d’ictère une pièce borgne, sans aération. Avant d’arriver ici, nous étions passés par plusieurs magasins pleins de lampadaires, de vases, de sabres, de hallebardes, de fusils, de pistolets et même de canons (élisabéthains) ; maintenant, ici, il semblait bien que nous ayons atteint le bout du monde et de son histoire (ou bien ses débuts, tout ce que nous avions sous les yeux semblait l’illustration surréaliste du dicton païen : « au commencement était le CHAOS»).

« Où est-ce qu’on le... ? demandèrent les brancardiers, lassés de porter.
- Là-bas, dans le coin, indiqua le représentant de la dramaturgie : il ne sera pas seul, il ne va pas s’ennuyer. Ha, ha ! »
Il riait. À sa manière, inverti, flibustier, mais il riait. Cette dernière pièce aux accessoires était pleine de statues, de bustes, de têtes et de toutes sortes de membres démembrés. La statue d’un commandeur dominait au coin : mais était-ce celle du Commandeur ? Néron, Caligula, César, différents Décébale et autres Burebista de la dernière édition, des Dracula Tepes, d’autres grands sages, martyrs ou bourreaux de notre histoire (pro- et anti-ottomans, pro- et anti-habsbourg, pro- et anti-russes) gisaient en désordre, dans cet empire, pâles d’oubli, de dégoût et de promiscuité vexante. Cela ne manquait pas non plus de grands dictateurs : Hitler (en trois éditions) reposait paisiblement auprès d’un énorme Staline et quelque cinq autres statuettes de Mao (cadeaux ramenés d’une tournée oubliée). Mussolini était invisible, en revanche, on aurait dit que Napoléon, la tête cassée, gisait sur le ventre, à côté d’un Danton ou d’un Robespierre (qui faisait encore la différence ?) de papier mâché.

Notre Marx fut renversé sur le dos, dans le coin où il me semblait que dominaient les têtes coupées.
Soudain, Limpi sursauta comme électrocutée : elle regardait vers la porte, elle avait bien l’impression que quelque chose clochait. Moi je continuais à détester notre guide (l’esprit peut se nourrir, à défaut de sublime, de petites rations de dégoût et de mépris) aussi pour la simple raison que - et c’était maintenant que je m’en rendais compte - il ressemblait incroyablement à quelqu’un appartenant à mon passé : nomina odiosa, ce quelqu’un était le professeur de préhistoire qui tint à me dénoncer parce que je ne tenais pas compte de l’histoire nouvelle et contemporaine.

« Cher monsieur, lui dis-je, mimant l’idiotie convenue qu’il est bon d’arborer lorsqu’on se trouve en visite dans des institutions étrangères, je suis, si vous me le permettez, très étonné : d’après ce que j’ai entendu, vous vous êtes levé, au milieu d’une grande réunion, et nous avez demandé que ce buste soit sauvé : au nom des acteurs, de la scène, du public de ce vieux et vénérable théâtre national ; et vous avez proposé qu’il soit placé et exposé dans le hall de marbre du théâtre… Ici, où il gît maintenant, retourné et renversé, il me semble bien plus misérablement hébergé que dans notre chambre, sous les icônes de la famille. Vous ne croyez pas ? »

Le ver de terre souriait. Mystique. Ailleurs. Comme quelqu’un qui en sait beaucoup mais qui n’est pas obligé d’expliquer à des crétins pourquoi le soleil se lève ou pour qui on fait sonner les cloches - neuves.
Il jouait avec la poignée de la porte de ce sinistre et ultime magasin de cadavres historiques.

« Allons-y, me chuchota Limpi. J’ai un pressentiment…
- Quel pressentiment ? Il est un simple exécutant imbécile …
- Pas lui, nous on est… »

Dans l’encadrement de la porte, un colosse tout ce qu’il y a de plus mastoc s’interposait, nous tendant quelques couvertures vieilles et sales.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? », criâmes-nous en chœur, comme si on s’était passé le mot.

Le secrétaire théâtral - onctueux et perfide - nous salua en marchant, tel un mandarin ennuyé. Le râtelier ambulant nous repoussa dans le magasin. Sans colère, poli, mais tout de même catégorique et décidé. On voyait clairement qu’il exécutait des ordres on ne peut plus précis.

« Le camarade colonel, nous dit-il doucement, vous prie d’attendre ici jusqu’à ce qu’il ait terminé de parler avec l’autre camarade… Il viendra personnellement vous faire sortir d’ici…
- Je proteste au nom… » criais-je comme je pus.
Mais la porte de fer peinte en rouge de cadmium se referma lourdement sur ses gonds et nous entendîmes la clé tourner dans la serrure. Limpi se prit la tête dans les mains, s’assit sur notre buste, et je la sentis commencer à pleurer, doucement, des pleurs déchirants.

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Published by Seine & Danube - dans DE LA FICTION
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•Mircea Cărtărescu a réécrit son mythique poème Le Levant en l’adaptant partiellement en prose. Nicolas Cavaillès s’est attelé à la tâche, les éditions POL l’ont publié : il est paru en décembre dernier.
•Le recueil de poèmes de Doina Ioanid est enfin en librairie. Boucles d’oreilles, ventres et solitude, dans la traduction de Jan H. Mysjkin est paru en novembre aux éditions du Cheyne.
Esclaves sur Uranus de Ioan Popa est paru début décembre aux éditions Non Lieu dans la traduction de Florica Courriol. Le lancement, en présence de l'auteur, le 11 décembre à la librairie l'Âge d'Homme a rencontré un beau succès. A lire, un article dans Le Monde des Livres, dernier numéro de décembre 2014.
L’anonyme flamand, roman de Constantin Mateescu est paru en décembre aux éditions du Soupirail, dans la traduction de Mariana Cojan Negulescu. Suivez les déambulations du professeur taciturne dont c’est l’anniversaire : le roman retrace cette journée de sa vie entre réflexions et souvenirs de sa femme aimée.
• Max Blecher eut une vie très courte mais il a laissé une œuvre capitale. Aventures dans l’irréalité immédiate vient d’être retraduit par Elena Guritanu. Ce texte culte est publié avec, excusez du peu, une préface de Christophe Claro et une postface de Hugo Pradelle. Les éditions de l’Ogre ont fait là un beau travail car elles publient sous la même couverture Cœurs cicatrisés, le deuxième des trois seuls romans de cet auteur fauché par la maladie en 1938.
• L’hiver 2014-2015 est décidément très riche en livres exceptionnels : Les vies parallèles, nouveau livre de Florina Ilis, sort le 15 janvier aux éditions des Syrtes dans la traduction de Marily le Nir. Le talent de la romancière fait revivre les dernières années du poète Mihai Eminescu devenu fou. Le roman déploie devant nos yeux toute la société roumaine à travers ce qu’elle pense et dit du poète national utilisé à toutes les fins politiques et idéologiques. Plongez dans la vie de ce poète romantique.
•La célèbre poétesse Nora Iuga a écrit un court roman intense et beau, La sexagénaire et le jeune homme que nous avions annoncé ici. Il est paru aux éditions Square éditeur. A découvrir d’urgence.

 

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